Le Val-Ouest

Chroniques

Nicolas Proulx

L’Avalé du Val – Le frette

Comment dire le frette sans utiliser le mot frette?  Un grand froid?  Non.  On dirait deux prétentieux qui ne se parlent plus.  Un froid glacial?  Non plus.  Les deux mêmes crés fins s’haïssent encore plus.  Un froid polaire? J’entends un Français qui capote à moins 5 au thermomètre. Non. Frette, ça dit tout.  Ça s’entend. 

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Nicolas Proulx

L’Avalé du Val – Amitiés

Ces jours-ci, je suis comme Foglia quand il répondait à ceux qui se demandaient pourquoi il n’écrivait pas des romans.  Il nous expliquait qu’à chaque fois qu’il s’essayait, dès les premières pages, son personnage principal se retrouvait assis dans une bibliothèque en train de lire un grand classique de la littérature.  Ça s’arrêtait là.  C’était

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Nicolas Proulx

Chronique L’Avalé du Val – Chien et loup

Je pars avec ma lampe frontale!  On se lance un dernier coup d’œil, elle en haut de l’escalier les bras chargés de linge sale, moi en bas, les miens, de mes skis et bâtons entremêlés.  Un dernier sourire, un adieu d’un jour.  Je pars au bout de ma nuit, ma blonde, ne sois pas inquiète! 

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Nicolas Proulx

Chronique L’Avalé du Val – Le bout blanc du fil rouge

Il n’y a pas d’étoile dans le ciel en cette soirée du 24 décembre 2020.  Les lumières de Noël, aux fenêtres éteintes, n’égaient rien.  Il n’y a pas de fête. Je m’en vais voir mon père au CHSLD. Je suis seul.  Obligatoirement seul. Je ne sais pas si c’est la musique des Colocs, cette plainte

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Nicolas Proulx

Chronique L’Avalé du Val – Mon année en photos

Je traverse le paysage, je suis traversé par le paysage, je suis avalé par le paysage… Faut quand-même pas capoter!  Les paysages, ça peut aussi nous digérer parfois.  On peut s’en trouver complètement rejeté telle une petite crotte dure qui déboule le chemin sans appartenir à rien ni à personne. Façon d’exprimer mon down saisonnier. 

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Nicolas Proulx

Chronique L’Avalé du Val – Novembre, dehors

J’ai 8 ans, c’est l’été, je chausse mes bottes de rubber (même si ma mère me chiale après pour que je mette mes snicks).  J’ouvre la porte.  Un coussin moelleux de chaleur et de lumière m’enveloppe, ça sent les foins, le parfum mélangé des fleurs, je vois des vaches paisibles, je vois des arbres, une

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Nicolas Proulx

Chronique L’Avalé du Val – Fragments nordiques

Image Mon vieux prof de cinéma parlait de l’image originelle.  Une image en soi persistante, obsédante – un rêve, une vision, un souvenir – comme point de départ d’une bonne histoire.  Observe cette image!  Questionne-là!  Creuse-là!  Décortique-là!  Je n’ai jamais réussi à creuser aussi loin qu’il aurait voulu.  Je comprenais ce qu’il voulait et j’avais

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Nicolas Proulx

Chronique L’avalé du Val – Cul-de-sac

Avant que le jogging et le cyclisme de route s’amènent dans les campagnes, au cours du siècle dernier, la course et le vélo, sur les chemins, étaient vus comme des activités nécessaires ou obligées. Un gars qui courait dans un rang était certainement pressé, sinon en urgence ou en danger; une fille à vélo s’en

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Nicolas Proulx

Chronique L’avalé du Val – Sortie tardive

Sortie tardive C’est le matin. Je suis seul. Tranquille. Mon vélo dort. J’écoute les Nocturnes de Chopin. Comme si tout ça allait de soi. En vérité, je n’écoute presque jamais de musique classique. Je n’arrive pas à l’apprécier. J’ai essayé, j’ai même sorti jadis avec une violoniste classique qui trippait sur Schumann, le grand romantique.

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Nicolas Proulx

Chronique l’avalé du VAL – Genèse

Genèse Je vais écrire une chronique œcuménique.  C’est la phrase qui m’est venue, l’autre matin, alors que je marchais dans la piste cyclable entre Racine et Valcourt. J’étais réveillé depuis l’aube, le cerveau en feu pour je ne sais trop quelle raison, incapable de me rendormir. Au lieu de tirailler dans mon lit en pensant

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Nicolas Proulx

CHRONIQUE L’AVALÉ DU VAL – UN VISAGE

  Un visage Parfois j’imagine qu’un visage est un paysage. Que la couleur de la peau est comme celle de la terre, que les joues sont des vallons, le nez une colline, l’espace en dessous une vallée, les lèvres des rives, la voix le vent qui souffle. Et les yeux la lumière. Ou la mémoire…

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Nicolas Proulx

CHRONIQUE L’AVALÉ DU VAL – HISTOIRES DE CHEMINS

Histoires de chemins Cette semaine, j’ai tué une moufette. Pas exprès. Pas en vélo. C’était la nuit, en auto, sur le chemin de l’Aéroport. Je l’ai vue traverser, j’ai freiné, elle a hésité, j’ai hésité. J’ai choisi un côté comme un gardien de but au soccer devant un tir de pénalité. Mauvais côté. Croutch. En

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