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Région de Valcourt

Gaston Michaud publie son 3e livre

Le résident de Racine, Gaston Michaud, publie son troisième ouvrage, La Mémoire contagieuse, dans lequel il revisite la vie en milieu rural des années 40.

L’auteur a grandi dans le village de Saint-Éloi, dans le Bas-Saint-Laurent. Lui et ses 14 frères et sœurs n’ont pas conscience de la pauvreté dans laquelle ils évoluent.

« Je suis devenu un bon lanceur de baseball. J’ai appris à lancer avec des patates! On se faisait des gants avec du cuir de vache », se remémore M. Michaud. « C’est juste 75 ans en arrière, mais c’était tellement différent. »

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Ces différences, il les détaille à travers les 19 chapitres de son ouvrage : la famille, les vêtements, la sexualité… Ayant été curé, il ne pouvait passer à côté de la religion, qui constitue le chapitre le plus touffu de Mémoire contagieuse.

S’enraciner dans le Val-Saint-François

Avant de défroquer dans les années 70, Gaston Michaud se fait appeler le « vicaire rouge » dans les milieux difficiles de Montréal. Éventuellement, il devient désillusionné par la religion. « L’église catholique, dans sa structure présente, elle est l’ennemie des pauvres et des démunis. »

C’est à ce moment que M. Michaud débarque dans la région. Pendant dix ans, il sera à la tête d’un moulin à scie à Maricourt. Ce contact auprès de la nature instaure un changement profond en lui. « Après ça, j’ai plus été le même gars. J’ai été près du réel, plus que du théorique », affirme celui qui a longuement étudié la théologie.

Débute alors une période foisonnante où Gaston Michaud s’implique et s’enracine dans sa nouvelle communauté. Il occupera la présidence de la Caisse populaire de Racine de 1985 à 2000, fera partie du comité fondateur du Marché locavore en 2008, sans oublier l’aventure de la Brunante, première coopérative de solidarité en habitation au Québec en 2003.

Des projets plein la tête

« Quand on a construit la Brunante, on n’a pas construit ça pour les autres. On a construit la Brunante comme si, nous, on allait rester là, un jour. » Le modèle de la coop en inspire plus d’un et l’auteur racinois se fait conférencier lorsque l’Organisation mondiale de la santé l’invite à partager la mise sur pied du projet.

« On a réussi à créer une culture de l’entraide. Mon projet de vie, c’est de créer un monde où l’entraide va devenir une façon de cohabiter. » Cette mission que s’est donnée Gaston Michaud a toutefois connu un certain ralentissement à cause de la pandémie.

« J’ai toujours été tellement pris dans l’action. Avec la COVID, tout à coup, je n’ai plus de projet à travailler, à manœuvrer. » Au lieu de profiter de cette pause forcée pour souffler un peu, M. Michaud se met à écrire avec avidité.

Sur la couverture du livre, on aperçoit le frère de Gaston Michaud, Georges, qui, en 1956, soulève un haltère fait en bois et qui était utilisé par les hommes forts de la famille.

À l’automne 2020, il publie son deuxième ouvrage, On ne transplante pas un vieil arbre, qui traite de La Brunante. L’été dernier, il signait la préface de L’Avalé du Val de l’auteur racinois Nicolas Proulx.

La Mémoire contagieuse est en vente à La Paperasse, à Valcourt, ainsi qu’à la Friperie du village, à Racine.

 

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