Le Val-Ouest

Kathryn Lipke : L’eau à cœur

Kathryn Lipke lance un puissant message sur l’importance de protéger l’eau et la nature dans son exposition Waterways, qu’elle vient d’installer au Centre culturel Yvonne L. Bombardier. Originaire du Dakota du Nord, cette professeure d’arts, retraitée  de l’Université Concordia, a fait carrière dans plusieurs pays. Elle  habite désormais Mansonville. Depuis trente ans, elle se dit guidée par  son amour pour la nature dans sa pratique. Dans la salle  d’exposition, on circule entre photographies, sculptures, présentations  vidéos. «J’ai toujours travaillé plusieurs formes d’art, en fonction de  ce qu’elles me permettent de dire», explique-t-elle.

Credit Photo, Jean Roy
Journaliste, Ariane Aubert-Bonn
L’exposition Écosystèmes réunit le travail de trois artistes autour du rapport entre l’humain et son environnement dans une perspective écologique et sociale.
Kathryn Lipke

Deux immenses cornets de papier suspendus renferment des écrans sur lesquels défile un film. Le cœur de son exposition a été inspiré par le Vermont, où elle a  vécu une vingtaine d’années. Deux immenses cornets de papier suspendus  sont munis d’écrans sur lesquels défile un film. «Les sidelines  englobent la scène en vidéo, qui s’appelle Caress. J’ai engagé une  danseuse de ballet qui danse dans l’eau, elle caresse l’eau», dit l’artiste, en expliquant qu’elle exprime ainsi son amour pour la  précieuse ressource. Un peu plus loin, des pierres au sol dessinent le lit d’une rivière. On y retrouve une série de contenants de  laboratoire remplis d’eau. «Ces fiasques de laboratoire illustrent bien ce qu’on fait en tant qu’humains: on pollue cette eau précieuse. Les  rivières et les cours
d’eau sont précieux. Il faut en prendre soin»,  lance-t-elle.

Earthskins parle du manque d’eau et de pluie.
Credit Photo, Jean Roy
Journaliste, Ariane Aubert-Bonn
L’exposition Écosystèmes réunit le travail de trois artistes autour du rapport entre l’humain et son environnement dans une perspective écologique et sociale.
Kathryn Lipke, Earth Skin

Protéger sous verre un peu plus loin, trois immenses  œuvres de papier brun-rouge occupent tout le mur. Kathryn Lipke  reconnait que celles-ci font contraste avec le reste, beaucoup plus
aquatique. «Earthskins  a été réalisée dans mon studio de Montréal. Je travaille avec du papier  que je confectionne moi-même selon une méthode japonaise. Cette œuvre  parle du manque d’eau et de pluie. Le rouge symbolise un volcan ou un  incendie, ce qu’on fait subir à la planète.»

L'Info-Val

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L’exposition Waterways de Kathryn Lipke parle de l’importance de la protection de l’eau.
Credit Photo, Jean Roy
Journaliste, Ariane Aubert-Bonn
L’exposition Écosystèmes réunit le travail de trois artistes autour du rapport entre l’humain et son environnement dans une perspective écologique et sociale.
Kathryn Lipke

Et bien au-delà de la protection de l’eau, l’artiste critique aussi l’attitude des humains quant à la protection de l’environnement.  Une serre entoure un nid d’oiseau. L’œuvre épurée, toute en simplicité, critique certaines méthodes de protection de la nature: «C’est ce qu’on fait à beaucoup d’espèces en danger : on les entoure d’une cloche de verre.» Exposer au CCYLB de Valcourt donne à Kathryn Lipke l’impression que ses œuvres sont ancrées dans leur milieu. «J’aime  habiter en campagne, parce qu’on y fait partie intégrante de la nature.  Je suis sur les rives d’une rivière, où je peux observer les plantes,  les animaux. C’est la première fois que j’expose à Valcourt et je constate que ce centre d’art est spécial. Il fait partie de la nature»,  dit-elle en pointant par la fenêtre
les conifères recouverts de neige. Partie prenante de l’exposition Écosystèmes, qui réunit trois artistes, Waterways est en cours jusqu’au 16 avril.

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