La Casa Tropical Montessori sera reconstruite d’ici la fin de l’année

La garderie la Casa Tropical Montessori incendiée l’hiver dernier à Saint-Denis-de-Brompton sera reconstruite sur sa dalle demeurée intacte. Les travaux débuteront d’une semaine à l’autre.

« Si tout va comme prévu, nous allons pouvoir accueillir les enfants à la fin novembre ou au début décembre », affirme la co-propriétaire Teresa Mendoza, qui ajoute n’attendre que le permis de la municipalité pour lancer les travaux. « Tout est en chemin. »

L’hiver dernier, les propriétaires pensaient pouvoir commencer les travaux en février. « On a eu du retard, parce qu’avec les plans qu’on a récupérés, il a fallu faire une mise à jour. Les normes ont changé », souligne Mme Mendoza.

De cette occasion est née celle de concevoir un deuxième étage au bâtiment, afin d’abriter les locaux administratifs. « On est passés de 50 à 80 place en 2021, alors on voulait maximiser l’espace pour les enfants », assure la co-propriétaire.

L’entrepreneur, Francis Vachon, a déjà envoyé ses enfants dans l’établissement qu’il va reconstruire. « On a gardé ses trois enfants et il était prêt à nous aider. Toute notre clientèle collabore, on ne peut rien demander de plus! »

Casa Tropical
Le sous-sol de l’église Sainte-Praxède à Bromptonville a accueilli la garderie La Casa Tropical Montessori.
La Tribune : Frédéric Côté

Une adaptation réussie

Même si Mme Mendoza considère que le nid de la garderie est à Saint-Denis-de-Brompton, elle assure que les enfants se sont bien acclimatés au sous-sol de l’église Sainte-Praxède à Bromptonville où l’accueil est excellent.

« Ça va très bien. Il a fallu beaucoup d’adaptation, mais on a travaillé l’adaptation avec les enfants. Les enfants réagissent moins que les adultes, pour eux c’était de la nouveauté. Et comme on avait les mêmes éducatrices, ça rassurait les enfants. Ils gardaient leurs modèles. »

Elle ajoute que les enfants sont au courant de l’incendie et qu’« ils parlent naturellement de ce qui s’est passé.  ” Ah oui, la garderie a brûlé, on va en avoir une autre plus grande “. Il y a des parents qui sont impliqués. Ils disent ” C’est mon père qui fait les dessins de la nouvelle garderie ” ou ” C’est le mien qui va coller les briques “. Tout est dans la façon de l’apporter à l’enfant. »

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