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Un ours pour ralentir le trafic à St-Denis-de-Brompton

Excédé par la trop grande vitesse sur le chemin du Moulin, un résident de Saint-Denis-de-Brompton a installé une silhouette d’ours sur son terrain dans l’espoir de voir les automobilistes ralentir.

« C’est une petite rue résidentielle, mais utilisée par tout le monde comme raccourci », déplore Valery Egorov. Le chemin du Moulin est compris entre les routes 222 et 249 et affiche une limite de vitesse de 50 km/h. De nombreux automobilistes profitent de l’artère pour relier les deux routes provinciales.

En rouge, le chemin du Moulin forment un triangle avec les routes 222 et 249 qui se croisent perpendiculairement en plein cœur de la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton.

« Une petite bretelle entre deux routes provinciales pas mal chargées, ça doit être à sens unique », soutient M. Egorov qui travaille dans le domaine des transports. « Pour le moment, c’est quand même dangereux. »

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Lorsqu’ils veulent sortir de leur cour, M. Egorov et sa conjointe doivent jouer au signaleur routier. L’un des deux se rend à pied aux abords du chemin du Moulin et fait signe à l’autre, au volant de la voiture, que la voie est libre. Sans cette précaution, il devient périlleux de sortir de la cour en pente et bordée d’arbres des Egorov.

Comme il travaille le bois dans ses temps libres, Valery Egorov a eu l’idée de découper une silhouette d’ours dans une feuille de contreplaqué et de l’installer aux abords du chemin du Moulin. Il espère ainsi que la crainte de heurter un gros animal incite les automobilistes à lever le pied.

La directrice des communications de Saint-Denis-de-Brompton, Maryse Mathieu, est bien consciente des excès de vitesse sur le territoire de la municipalité. « On installe déjà des balises, on met des capteurs de vitesse… On peut pas faire beaucoup plus que ça. […] On demande davantage de patrouilles sur les heures d’achalandage, mais c’est toutes les routes du Québec qui ont cette problématique-là. »

La municipalité a déjà envisagé diverses solutions avec le ministère des Transports, telles qu’un carrefour giratoire ou des panneaux d’arrêt, mais il s’agissait de moyens disproportionnés pour régler un problème relativement simple.

« Dans nos discussions avec la Sureté du Québec, leurs rapports de contraventions démontrent que les gens qui en obtiennent, c’est les gens du secteur », met en lumière Mme Mathieu. « C’est toutes nos routes qui sont susceptibles aux excès de vitesse. C’est vraiment les gens qui doivent se sensibiliser. »

En attendant, la directrice des communications de la municipalité indique que la silhouette d’ours ne contrevient pas au Code de la sécurité routière et ne représente pas de risques d’accident. M. Egorov espère seulement que l’effet dissuasif de la bête soit plus permanent que temporaire.

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