Les 44 résidentes et résidents du CHSLD de Valcourt auront désormais accès à l’extérieur avec de toutes nouvelles installations. Le CHSLD vient d’inaugurer trois cours extérieures, chacune avec une vocation différente.
La Fondation Mirella et Lino Saputo, avec la collaboration de la Fondation du CSSS du Val-Saint-François, a appuyé la réalisation de ces aménagements par le biais d’un soutien financier de 72 000 $.
«Pouvoir profiter pleinement de l’extérieur»
«L’objectif de ce projet est d’offrir à nos résidents des lieux accueillants, sécuritaires et conviviaux qui leur permettent de profiter pleinement de l’extérieur et d’avoir un endroit pour accueillir leurs proches», explique Daphnée Carrier, gestionnaire responsable du CHSLD de Valcourt.
Sa collègue Karine Duchaineau, directrice générale adjointe des programmes sociaux et de réadaptation, ajoute : «Un CHSLD est bien entendu un milieu de soins. Mais on tente aussi, le plus possible, d’en faire un milieu de vie où on se sent bien et où on se sent chez soi. Ces aménagements sont donc une amélioration notable à Valcourt.»

Trois nouvelles cours
C’est Johanne Lavoie, technicienne en loisirs au CHSLD, qui est derrière cette initiative. Peu après son arrivée en poste, en 2025, celle-ci a fait une demande de financement auprès de la Fondation, qui a été acceptée. Résultat : le CHSLD a revampé de façon importante ses lieux extérieurs.
Une des cours est dédiée aux activités publiques, comme par exemple accueillir un chansonnier. Elle sert aussi d’aire de repos.
«Auparavant, il y avait ici un grand gazebo, mais aucun parasol, pas de table, pas de chaises. Et les toits des balançoires avaient été arrachés. On peut désormais organiser des activités quand il fait beau. Sortir dehors, après avoir été à l’intérieur tout l’hiver, ça a un impact sur l’énergie des résidents. Je pense aussi que ça leur fait du bien d’avoir une cour qui ressemble à celle qu’ils pouvaient avoir à la maison», partage Johanne Lavoie.

La seconde cour a été transformée en véritable cuisine extérieure. Avec un grand comptoir, BBQ, plancha (plaque métallique de cuisson), frigo, etc. Les familles y ont accès lorsqu’elles visitent leurs proches. Le personnel du CHSLD utilise quant à lui ce matériel lors d’activités culinaires avec les résidents ainsi que pour préparer des repas spéciaux. «Notre offre alimentaire correspond à celle d’un établissement du CIUSSS. Mais on aime aussi bonifier en demandant aux résidents ce qu’ils ont le goût de manger. Par exemple, ça pourrait être des hamburgers préparés sur le BBQ», illustre Daphnée Carrier.

La troisième cour est destinée à l’activité physique. L’intervenante en loisirs et l’équipe de réadaptation y organisent des exercices pour maintenir la mobilité des aînés.
On a ajouté des jeux qui servent aux résidents et que les enfants en visite chez leurs grands-parents utilisent.
«Beaucoup de familles nous ont nommé qu’ils n’osaient pas trop amener les petits-enfants au CHSLD parce qu’ils avaient peur que ceux-ci allaient s’ennuyer. Maintenant, avec toutes les activités disponibles, les enfants ont le goût de venir voir leurs grands-parents et jouer», indique Daphnée Carrier.

La gestionnaire précise que l’ensemble des fournisseurs sont canadiens et que, dans certains cas, l’organisation fait ses achats sur une base locale ou régionale. «Nous avons vraiment le souci d’encourager les gens de chez nous», dit-elle.

Participation des familles
Lors de l’ouverture officielle des trois cours extérieures, on comptait 25 des 40 familles des personnes hébergées. Et ce, en plein milieu de la semaine. Un geste qui touche Johanne Lavoie.

Elle se dit encouragée par les transformations qu’elle perçoit au CHSLD au cours des derniers mois.
«Les familles participent de plus en plus aux événements festifs qu’on organise. Certains proches nous partagent qu’ils s’attendaient à voir une détérioration de leurs parents qui vivent ici. Au contraire, ils voient une évolution. Plus on stimule les personnes, plus je les vois s’émerveiller. J’en suis heureuse!»

Ponts avec la communauté
Johanne Lavoie croit que ces nouveaux espaces permettront de continuer à bâtir des ponts avec la collectivité. Un objectif qui lui tient à cœur.
«Compte tenu de la condition des résidents, on ne peut pas aller vers l’extérieur. Alors on amène les gens jusqu’à nous. Je veux vraiment aller chercher tout le monde autour pour construire avec eux une belle communauté. Pour que le CHSLD soit ce qu’il doit être : un milieu de vie.»
Elle organise justement plusieurs activités en ce sens. Par exemple, en mai, des élèves de l’école secondaire de l’Odyssée, à Valcourt, sont venus manger des hot dogs avec les résidents. Elle fait aussi des ponts avec la Maison des jeunes L’Initiative, des garderies, des chorales locales, etc. La technicienne en loisirs voudrait éventuellement collaborer avec la bibliothèque Yvonne L. Bombardier pour bonifier le club de lecture déjà en place.

À titre de gestionnaire, Daphnée Carrier apprécie ce support communautaire.
«Dans une petite région comme Valcourt, pas mal tout le monde se connaît. C’est vraiment une belle communauté tissée serrée. Je me compte chanceuse de pouvoir collaborer avec des partenaires aussi engagés. Notre équipe est émue de voir cette participation.»
Elle donne l’exemple du IGA Ouimette, qui a commandité une partie du repas lors de l’ouverture, Rona Laverdure, qui a fait un don de terre et de plantes ou encore d’employés de BRP qui viennent donner un coup de main.

«À cet âge, je veux moi aussi venir ici»
Avant de commencer à travailler à Valcourt, Johanne Lavoie n’avait jamais oeuvré dans un CHSLD auparavant. Elle arrive avec un regard neuf et un plaisir à occuper ses nouvelles fonctions.
«Il y a de plus en plus des gens qui me disent : rendus à cet âge, je veux moi aussi venir ici parce qu’on y fait plein d’activités. J’aime ça entendre ça!»
Daphnée Carrier apprécie pouvoir compter sur une équipe de travail aussi bienveillante. «Johanne est vraiment une femme très inspirante et dévouée. Elle se donne à 110 % tous les jours pour diversifier l’offre de services de loisirs de nos résidents. Ce qui contribue à améliorer la qualité de vie du milieu.»

ÉGALEMENT À LIRE dans le Val-Ouest :
Le parc des Pionniers accueille l’exposition Bientraitance (juin 2026)










