.
{acf_vo_headline}

Programme des travailleurs étrangers temporaires : des mesures partielles qui doivent être bonifiées

Le gouvernement fédéral vient d’annoncer des mesures partielles et temporaires d’allègements du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). La Fédération québécoise des municipalités (FQM) estime qu’elles devront être bonifiées pour répondre aux besoins des régions et appuyer efficacement les employeurs de nos communautés. En effet, le gouvernement fédéral propose des mesures pour une année seulement, ce qui ne permettra malheureusement pas aux employeurs d’avoir la prévisibilité nécessaire pour planifier leurs activités.

La FQM demandait également de rétablir la durée maximale d’emploi des postes à bas salaire à 2 ans au lieu de 1 an. Cette mesure de découragement vise à réduire le recours à des travailleurs étrangers temporaires (TET). L’annonce d’aujourd’hui ne répond donc pas à cette demande, puisque la mesure sera en place jusqu’au 31 mars 2027.

Aussi, la FQM réitère sa demande initiale de rétablir la limite du nombre de TET dans des postes à bas salaire, à 20 % au moins, dans les régions, considérant que ce taux a été réduit de 20 % à 10 %, peu importe le secteur et la durée de l’emploi. La mesure annoncée est une demi-victoire, puisque le taux passe de 10 % à 15 % des effectifs d’une entreprise, dans les régions rurales admissibles.

Par ailleurs, le concept de régions rurales admissibles demeure un inconnu important au moment de publier ces lignes. Des régions voisines de grands centres qui ont besoin de ces travailleurs étrangers temporaires ne doivent pas faire l’objet d’exclusion à la mesure annoncée.

Finalement, malgré les omissions de l’annonce d’aujourd’hui, nous tenons à souligner que ce délai supplémentaire permettra à des travailleurs étrangers temporaires de recevoir une invitation à présenter une demande de sélection permanente dans le cadre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) afin de s’établir durablement en région. En ce sens, nous invitons donc le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec, M. Jean-François Roberge, à déposer une demande officielle à son homologue fédéral avant le 1er avril prochain, comme indiqué dans l’annonce d’aujourd’hui, pour que le Québec puisse se prévaloir de cet assouplissement qui permettra à des personnes immigrantes de demeurer dans nos communautés. « Il s’agit d’un baume partiel, une première étape qui devra être suivie par d’autres pour répondre aux demandes de nos communautés » a conclu, M. Jacques Demers, président de la FQM, maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC de Memphrémagog.

À lire également

Laisser un commentaire

Oui SVP, inscrivez-moi à l'infolettre du Val-Ouest pour recevoir un lien vers les nouveaux articles chaque semaine!

À lire aussi