Le Québec a perdu 51 413 résidents non permanents en 2025, selon des données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) dévoilées mercredi. Cette baisse, qu’on peut associer aux restrictions sur l’immigration temporaire imposées par Québec et Ottawa, contribue à doter la province d’un premier solde migratoire négatif depuis 1997.
Au 1er janvier 2026, il y avait au Québec 514 039 résidents non permanents, contre 565 452 à la même date en 2025.
Les résidents non permanents rassemblent les demandeurs d’asile, les titulaires de permis de travail et de permis d’étude, ainsi que les membres de leur famille qui les accompagnent.
La baisse est particulièrement marquée au chapitre des titulaires de permis de travail (-37 103), qui a enregistré un recul de 16 % sur un an.
Depuis 2024, tant Québec qu’Ottawa ont resserré les règles sur l’admission et l’embauche de travailleurs temporaires.
Seulement 466 immigrants de plus en 2025
À l’inverse, le nombre de demandeurs d’asile a augmenté de 7 % dans la province pour se fixer à 191 492. Le Québec accueille maintenant 37 % des demandeurs du statut de réfugié au Canada, une baisse de deux points de pourcentage par rapport à l’an dernier.
Le solde migratoire international de la province, qui correspond à la somme du nombre d’immigrants permanents et du solde des résidents non permanents moins le nombre d’émigrants nets, n’est plus que de 466 pour 2025, alors qu’il était de 139 452 l’année précédente.
Le solde migratoire interprovincial (-7592) est lui aussi en recul. Le Québec n’a pas enregistré de solde positif dans cette catégorie depuis 1962.
Le solde migratoire externe total du Québec a subi une baisse draconienne, passant d’un bilan positif de 136 173 personnes à une perte de 7126. Il s’agit d’un premier solde négatif depuis 1997 dans cette catégorie qui rend compte de l’ensemble des arrivées au Québec et des départs du Québec, d’immigrants ou non.
Cette décroissance s’observe également dans le reste du Canada. Selon les données publiées cette semaine par Statistique Canada, le pays a enregistré une diminution de plus de 171 000 résidents non permanents entre le 1er octobre 2025 et le 1er janvier 2026.
Après des années de croissance rapide, le gouvernement fédéral prévoit une réduction du nombre de travailleurs temporaires et d’étudiants internationaux au cours des trois prochaines années.
Ce reportage bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.













