Les Maricourtoises et Maricourtois n’auront pas besoin de retourner aux urnes en avril prochain, à la suite de la démission de deux conseillers municipaux. À la clôture des mises en candidature, le vendredi 20 mars dernier, seulement deux personnes avaient soumis leur nom, ce qui a confirmé leur élection par acclamation.
L’ex-conseillère Nancy Gagnon (2021-2025) et l’ex-conseiller Léo Dandurand (2017-2021) ont ainsi choisi de revenir siéger au conseil de Maricourt.
«Mon expérience peut être utile»
Nancy Gagnon explique qu’elle ne s’était pas représentée aux élections de novembre dernier parce qu’elle avait besoin de prendre du recul et de laisser la place à d’autres personnes. «L’engagement municipal demande beaucoup de temps et d’énergie. Je devais rééquilirer mes priorités personnelles et professionnelles. Ce n’était pas un désengagement, mais plutôt une pause réfléchie.»
Quelques mois ont passé et elle dit se sentir prête à revenir en selle.
«Aujourd’hui, j’ai le désir et la disponibilité de revenir m’impliquer. Le contexte actuel et les projets importants qui s’en viennent pour Maricourt m’ont convaincue que mon expérience pouvait être utile. Je connais bien le fonctionnement du conseil municipal et les réalités de notre milieu. Je souhaite mettre ces acquis au service des citoyens.»
Nancy Gagnon perçoit ce travail comme utile à sa collectivité.
«La politique municipale est le palier le plus proche des gens. Dans mon premier mandat, je sentais que je pouvais y apporter une écoute, une rigueur et une volonté de travailler dans l’intérêt collectif.»

«Je suis prêt à écouter les gens»
Léo Dandurand, de son côté, avait tenté sans succès de se faire réélire en 2021 et 2025. Ce qui ne l’a pas empêché, ces dernières années, de se présenter régulièrement aux séances du conseil. Pour y poser des questions sur les engagements et dépenses de la municipalité.
Il voit ce retour dans la continuité de ses actions politiques.
«Siéger comme élu permet un vrai levier d’influence. Les décisions se prennent entre sept personnes, lors des réunions. Ce qui est bien différent que de poser des questions, à titre de citoyen, lors des séances du conseil. C’est un levier plus direct.»
Il ajoute : «Actuellement, j’ai une vue externe des dossiers. Je veux maintenant prendre connaissance des informations et me prononcer sur les projets.»
Léo Dandurand reconnait qu’à titre de citoyen, ses interventions ont parfois eu des impacts, lors des séances.
«Je suis capable d’aller m’exprimer. Et je sais que, parfois, je parle fort. Mais les gens qui me connaissent savent qu’ils peuvent discuter avec moi et m’expliquer leurs idées. Ça peut me faire évoluer et me faire changer d’avis. Je suis ouvert d’esprit et prêt à écouter les gens», assure-t-il.

Intérêts pour divers dossiers
Nancy Gagnon dit vouloir s’investir dans des dossiers liés au «développement du milieu, à la planification à long terme et à la saine gestion des ressources financières».
Quant à Léo Dandurand, il dit s’intéresser plus particulièrement à la voirie. Qui, dans cette municipalité rurale de 494 habitants, occupe une grande place.
«À Maricourt, nous n’avons pas d’égout ou d’aqueduc. Les projets de voirie sont très techniques et j’ai toujours trouvé ça très intéressant.»
Points de vue sur le développement domiciliaire
Le projet de développement domiciliaire, qui divise les citoyens et fait les manchettes depuis quelques mois, fait partie des dossiers que Nancy Gagnon et Léo Dandurand veulent suivre de près.
«Le développement domiciliaire est une opportunité importante, mais il doit se faire de façon réfléchie, en respectant la capacité des infrastructures et l’identité du milieu. De même, il est essentiel d’avoir une analyse rigoureuse des coûts, des besoins réels et des bénéfices à long terme», fait savoir Nancy Gagnon.

Léo Dandurand, de son côté, aimerait que se tienne un référendum, tel que demandé par les citoyennes et citoyens en février dernier. Ce qui permettrait, à son avis, de trancher la question une fois pour toute.
«Un projet comme celui-là, ça viendrait changer Maricourt pour toujours. Selon moi, si la municipalité «vend» comme il faut l’idée aux citoyens, ça va passer. Et après, comme ce seront les gens qui auront décidé, ça donnera une légitimité.»
Le conseil devrait prendre sa décision concernant ce dossier en avril. Toutefois, les deux nouveaux conseillers ne pourront participer au vote. Compte tenu que leur intégration était prévue après la date des élections, soit le 19 avril. Il et elle ne pourront donc siéger officiellement qu’à partir de mai.
Dossier chaud : l’avenir du bâtiment municipal
Le second dossier d’importance sur lequel se penchent actuellement les élus maricourtois est celui du bâtiment qui abrite l’hôtel de ville et le centre communautaire. Il s’agit d’une ancienne école primaire construite à la fin des années 1950 et qui a été en fonction une dizaine d’années. Après la fermeture de l’école, la commission scolaire a cédé le lieu à la municipalité.
Une firme a réalisé une étude pour évaluer l’état de la bâtisse. Les élus se penchent actuellement sur ces données pour décider si la municipalité devra rénover ou démolir les lieux.

Dialogue et travail constructif
Nancy Gagnon affirme qu’en tant que conseillère, elle accorde de l’importance à l’écoute, la réflexion et la collaboration.
«L’implication en politique municipale est importante parce qu’elle touche directement le quotidien des gens. J’accorde beaucoup de valeur au respect, au dialogue et au travail constructif avec les autres membres du conseil, même lorsque les opinions divergent.»
Léo Dandurand souhaite une approche similaire.
«Je travaille dans une entreprise privée. Quand on réfléchit à un projet, on fait un «brainstorm» tout le monde ensemble. On discute de nos idées. Je constate que ces échanges nous permettent d’aller plus loin. Et une fois que la décision est prise, on y adhère et on rigole. J’aimerais qu’on fasse la même chose. Une municipalité, ça n’appartient pas aux élus. Ça appartient aux citoyens. Ce sont eux, nos «boss». Il ne faut pas l’oublier.»
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