Ella Le Charpentier et Spencer. Émélie Bernier, Initiative de journalisme local
{acf_vo_headline}

Formée en production animale, spécialité équine, Ella Le Charpentier est d’abord venue au Québec en stage à aux Écurie Monts et Marées en 2022. Le coup de cœur pour le Québec a été instantané.

« Je suis retournée en France finir mes études, mais Les Écuries m’avaient offert un poste et, à partir de là, c’est moi qui ai fait les démarches pour le permis. »

Elle convainc son conjoint, Lucas Regignano, électricien de formation, de la suivre en Amérique. « Il n’avait pas ses équivalences pour travailler en électricité, mais il a trouvé un emploi au Petit Manoir du Casino, avec le projet de faire les démarches pour pouvoir travailler dans son domaine. »

Mais ces démarches n’aboutiront jamais. « Ni l’un ni l’autre n’avons été capables de renouveler notre permis », lance Ella Le Charpentier, résignée. Notre intention était de rester ici, de nous établir. On nous avait promis qu’on pourrait le faire facilement, en obtenant d’abord la résidence, puis la nationalité…»

Preuve s’il en faut que le duo avait bien l’intention de s’ancrer, Ella Le Charpentier a fait l’acquisition l’an dernier d’un jeune poulain, Spencer.

Ils ont pourtant fait de nombreux efforts pour devenir des candidats idéaux aux yeux de la province et du pays, dont le coûteux TEF, Test d’évaluation du français pour le Québec, pour lequel ils ont dû débourser plus de 400 $ chacun en plus de devoir se déplacer jusqu’à Trois-Rivières.

Même s’ils sont francophones, ils ont obtenu un résultat médiocre. « Il fallait, entre autres, faire un exposé oral sur la politique québécoise et canadienne. On s’y connaît un peu, mais on n’est pas des experts », résume la jeune femme.

Au final, l’incertitude aura eu raison de leur volonté de vivre au Québec. « Ce stress de ne pas savoir ce qui t’attend, ça fait que tu ne peux pas profiter à fond de l’expérience, même si on a rencontré des gens super. »

Et attendre à la dernière minute au cas où le fameux permis serait délivré n’est pas une option. « Le fait d’avoir des animaux, on doit s’y prendre encore plus à l’avance. Ça a précipité la décision… Même si on avait du travail, largement, et que nos employeurs souhaitaient nous garder. Le mieux, pour nous, c’est de rentrer », résume Ella Le Charpentier.

Leurs billets d’avion sont achetés. L’aventure québécoise se terminera le 21 juillet pour eux, leurs deux chats et… Spencer le poulain.

Ella, Spencer et Lucas.

Elle devra débourser près de 15 000 $ pour ramener son cheval en France.

« Je l’ai acheté pour le garder. Je l’ai débourré, éduqué, la relation s’est créée. Ça aurait été différent si je savais que j’allais partir, je ne me serais jamais autant investie », glisse la jeune femme.

Elle a d’ailleurs lancé une campagne de sociofinancement sur la plateforme Gofundme (Aidez-moi à ramener mon cheval en France) pour l’aider à ramener son protégé en terre natale.

« Il est hors de question que je le laisse derrière ! », conclut celle qui doit maintenant planifier le retour de toute la « famille » dans l’Hexagone.

Pour donner un coup de main à Ella Le Charpentier, c’est ici.

À lire également

 

Laisser un commentaire

Oui SVP, inscrivez-moi à l'infolettre du Val-Ouest pour recevoir un lien vers les nouveaux articles chaque semaine!

À lire aussi