Afin de débuter l’automne en beauté, le Centre d’exposition Yvonne L. Bombardier présente jusqu’en janvier 2027 les univers et explorations artistiques d’Alice Zerini-Le Reste, Kuh Del Rosario et Pierre-Olivier Déry.
« Les expositions proposées par ces trois artistes invitent à redécouvrir des matériaux et des objets du quotidien transformés par l’expérimentation, l’accumulation et la mutation », explique la responsable des communications Élise Tessier.
Alice Zerini-Le Reste
L’artiste multidisciplinaire montréalaise Alice Zerini-Le Reste – qui vit et qui travaille également à Stockholm, en Suède – a développé au fil des ans une pratique ancrée dans la recherche et l’expérimentation.
La céramique, le verre et le dessin sont au cœur de ses créations. Elle propose des sculptures qui évoquent l’expérience de la route, avec les regards portés au rétroviseur et les vitres de voitures brisées.
« Le titre de mon exposition, Les yeux dansants, fait référence au mouvement d’oscillation oculaire lorsqu’on regarde défiler le paysage à travers la vitre d’une voiture. Je m’intéresse beaucoup à la mémoire, aux souvenirs reliés au territoire », confie-t-elle.

Kuh Del Rosario
Avec Une pierre tremblante se lève, Kuh Del Rosario met en valeur des sculptures érigées à partir de résidus du quotidien, que ce soit des emballages, des déchets de cuisine, des feuilles, des branches et des pigments issus d’ingrédients du garde-manger.
L’artiste née aux Philippines, qui vit maintenant à Montréal, transforme ainsi des matériaux mis de coté pour en dévoiler un certain potentiel. Elle évoque ainsi deux grandes chaînes de montagnes canadiennes, les Rocheuses et les Laurentides, qui ont marqué son arrivée au Canada.
« Je redonne ainsi une vie et une valeur à des objets qui ont été rejetés. Et j’aime prendre le temps de le faire, dans mon atelier et dans mon quotidien en général », affirme-t-elle.

Pierre-Olivier Déry
Récipiendaire de la bourse Yvonne L. Bombardier l’an dernier, Pierre-Olivier Déry – un étudiant à la Maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal – se démarque avec son intérêt pour les artefacts modernes et ses installations mêlant arts numériques, sculpture et poésie vidéo.
Cette démarche artistique se traduit à merveille dans Roadkill, alors qu’il traite des dérives d’une culture automobile qui contamine et qui s’infiltre profondément dans notre vie.
« La voiture devient dans mon exposition pratiquement un être vivant par lui-même », observe-t-il.
L’exposition d’Alice Zerini-Le Reste sera en place jusqu’au 3 janvier, alors que les deux autres pourront être accessibles jusqu’au 10 janvier.

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