(photo Alain Bérubé)
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Lorsque Philippe Collard et Carolina Avila ont quitté Montréal pour Richmond il y a deux ans, ils cherchaient un endroit calme et chaleureux en Estrie avec comme rêve de lancer leur propre commerce consacré aux livres.  Un local en plein centre-ville de Richmond leur a permis de réaliser ce projet qu’est Les Trois Boucs.

Ce café-bouquinerie est le fruit de coups de cœur et de heureux hasards.

« Lors de notre premier rendez-vous, après avoir pris un café, nous nous sommes retrouvés devant la vitrine de la librairie d’occasion montréalaise The Word. Carolina a alors affirmé qu’elle aimerait avoir sa propre librairie un jour! », raconte M. Collard.

« Je suis née dans une petite ville, en Uruguay, qui me rappelait Richmond », renchérit Mme Avila.

Sur place, il est facile et agréable de s’évader du quotidien. « Nous avons du café, du thé, des boissons glacées, du chaï latté, des collations, des livres, des jeux, des cadeaux, de l’espace et du temps », peut-on lire sur la page Facebook des Trois Boucs.

C’est avec le sourire, depuis mars dernier, que le couple opère leur commerce, qui a notamment accueilli un magasin de vêtements pour hommes et une école de danse. Plus récemment, le local servait d’entrepôt pour les toiles de Sandra Pickens Roberts.

Tout en poursuivant en parallèle leurs carrières respectives – en communications pour M. Collard et en tant qu’infirmière pour Mme Avila -, les deux propriétaires des Trois Boucs ont rapidement tissé des liens avec la communauté richmondaise.

« On a fait beaucoup de bouche à oreille, pour peu à peu se rapprocher de plusieurs commerçants. Nous avons établi des liens avec le restaurant La Desserte, la boutique Un peu de tout, les torréfacteurs Nucleus à Windsor pour notre café et La Bouchère du village. Chaque fois qu’on veut ajouter quelque chose au menu, on fait affaire avec un commerçant de la région. Il est d’ailleurs possible de dîner ici, car on a de la soupe, des sandwichs et des salades », souligne Philippe Collard.

Des trésors littéraires

Pour les livres, une première « chasse » sur Facebook a permis aux Trois Boucs de garnir rapidement leurs tablettes.

« Nous faisons un tri et pour les livres qu’on ne peut pas prendre, on les replace ailleurs, que ce soit par exemple dans une friperie ou à l’écocentre régional. On échange des livres contre des cafés, ce qui fait l’affaire de tout le monde. Quant à notre inventaire, il est composé d’environ 60 % de livres en français et de 40 % en anglais », mentionne M. Collard.

Pour les événements littéraires, un partenariat a été établi avec Papeterie 2000, qui consacre une partie de son commerce aux nouveaux livres. Parmi les auteurs qui ont animé des rencontres littéraires sur place, on retrouve Kateri Lemmens, Yvon Rivard, Mathieu Bélisle et Marie-Sissi Labrèche.

« La propriétaire de Papeterie 2000, Marie-Ève White, nous aide beaucoup afin qu’on puisse tenir des cafés-causeries au moins une fois par mois. Comme j’ai déjà travaillé dans le monde de l’édition et que j’ai moi-même publié des livres, c’est plus facile de convaincre des auteurs de renom de venir aux Trois Boucs. Et je bénéficie entre autres, comme animateur de ces causeries, de mon expérience dans des podcasts. Le tout se déroule dans une ambiance intimiste, devant 30 à 50 passionnés de littérature, ce qui est très apprécié des auteurs. Et on est ouvert à des événements de tous genres. Nous avons de bons contacts avec la bibliothèque Daniel-Ménard et le Centre d’art de Richmond », confie Philippe Collard.

Le couple apprécie grandement leur nouvelle vie à Richmond.

« On est si bien accueillis, autant comme citoyens que comme commerçants. Un exemple de cette solidarité qui existe ici est le don d’une grande partie des meubles que nous avons aux Trois Boucs par Innotex. Tous les gens qu’on a rencontrés afin de faire avancer le commerce ont été merveilleux. Nous sommes vraiment heureux d’avoir choisi Richmond, on n’aurait pas pu demander mieux! », conclut M. Collard.

Pour en savoir plus, on peut consulter le site Web ou la page Facebook des Trois Boucs.

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