C’est à se demander, quand est-ce qu’on doit prendre les devants? Quand est-ce qu’il faut prendre cette voix, celle qu’on entend, et d’en faire un feu qui illumine le chemin des autres ? Ouvrir la voie, c’est d’abord une idée, c’est une essence, c’est toucher à l’eau. Entreprendre un combat, c’est en laisser tant d’autres non résolus.
Mon chemin, comme celui d’un autre, pourquoi est-ce que je l’entreprends ? Ce n’est pas une quête née de la peur, mais de l’envie de se faire entendre, sans nuire. Je n’ai jamais eu peur de prendre parole lorsqu’une parole déplacée porte atteinte à mes proches. La sensibilité à une cause, à une réaction, à un effet: ces voix de détresse que j’entends ne me laisseront jamais indifférente. Si je me bats, c’est parce que cela aurait pu être moi, et je refuse tout comportement qui met à mal, qui n’est pas fondé et qui est de l’ordre de l’abus.
Trouver sa voie, ce n’est pas compliqué, savoir quoi faire, ce n’est pas compliqué. La vérité vient telle une évidence, après des heures passées dans l’obscurité. Attendre, attendre, tout est une question de patience, et le moment venu, le doute se dissipe, la certitude est totale, il n’y a d’autre voie, d’autre option, les événements s’emboîtent comme une chaîne prédestinée, les synchronisations se multiplient et le chemin se trace au gré des actions, des réactions et de la patience qui s’instaure, instant après instant. C’est un éternel présent, et toute une vie peut être menée ainsi.
Ne pas déranger, faire mine de ne rien voir, il ne s’agit peut-être pas de leur bataille, ou bien est-ce la peur qui les plonge dans l’inaction? Je n’ai pas peur, car la perte de la parole ne sera rien, la perte s’amplifie si je reste dans le silence. Entendez ma voix, je ne supporterai pas qu’on la tamise, c’est là, dans ce moment bien précis, que je réalise le pourquoi, pourquoi, pendant toutes ces années, je les ai affrontées. Du haut du cœur, d’une brise éphémère, d’un temps que nul ne savait, j’ai su m’élever, risquer, tout renoncer, et j’ai tout trouvé. J’ai trouvé mon cœur, j’ai trouvé ma flamme, j’ai trouvé qui je pouvais être, lorsque tout semblait perdu, lorsque tout semblait noir. Ce cœur, c’est trouver son centre, cette confiance, avoir confiance en soi.
Je regarde les séries d’événements, et je me dois de trouver la solution qui n’est pas unique. À maintes reprises, on se demande si on en fait trop, mais trop est trop. Cette fois, c’est mon être qui m’appelle à cette bataille, j’y serai au premier rang, prête à me battre pour ma vérité, car ma vérité mérite d’être entendue.
La révolution, cette idée guide mon chemin depuis ma tendre enfance. La révolte, elle a toujours été là, elle sommeillait en moi, même quand j’étais sage. Sage, et stratégique, ou bien authentique et transparente. Ma pensée est éparse, mes idées aussi, permettez-moi d’écrire avec mes imperfections, permettez-moi de débâcler tout ce qu’il y a d’humain en moi, pour la simple expression qu’elle est. Les mots qui viennent, elles viennent d’une nécessité. C’est cette nécessité que j’ai attendue toute une vie durant, je la cherchais, j’errais dans un vide opaque, dans un silence lourd, et dans une peine troublée, dans l’espoir de ne pas l’avoir manqué, dans l’espoir de pouvoir la ressentir lorsqu’elle viendra frapper à la porte de mes intuitions. Bonnes, mauvaises, les réponses humaines ne sont jamais binaires, mais nuancées.
Une fontaine, une fontaine de mots, cousus, puis parfois décousus, qui affluent, c’est l’évidence dont je parle.
PS: Les lettres affluent, les textes se font par milliers, générés par IA ou pas, qui sait? Pourquoi blâmer, et pourquoi faire porter tout le poids d’un problème d’enjeu mondial sur le dos d’une seule personne, pourquoi lui, pourquoi pas moi, et qu’en est-il de Navier-Stokes? Le mérite, la valeur, les outils et le savoir. Posons-nous les bonnes questions, cernons les injustices réelles, profondes, et non celles qui font surface, et non celles qui polluent les médias. Ouvrir les yeux, discerner, remettre en question. Nous vivons dans un monde où la pensée critique, le jugement ainsi que la profondeur doivent reprendre le dessus. À nous tous de prendre la parole sur ce que nous voulons faire de notre futur, des êtres penseurs, des êtres dépendants, des êtres puissants, des êtres collaboratifs. Que voulons-nous, pourquoi le voulons-nous et comment allons-nous faire pour y parvenir?
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