Pêcheuse à la fascine, Julie Gauthier a été nommée Maitre de traditions vivantes. (Crédit photo: courtoisie Manon Dumas) Geneviève Quessy, Initiative de journalisme local
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Le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) est à la recherche d’artisans et d’artisanes au talent exceptionnel, reconnu-es par leurs pair-es, et maîtrisant une pratique ou une technique artisanale transmise de génération en génération, pour son programme national de Maîtres de traditions vivantes.

Lancée en 2019, cette mesure de soutien aux porteurs et porteuses de tradition du milieu du patrimoine vivant est assortie d’une bourse de 3 000$ et d’un soutien logistique et financier pour réaliser des activités de transmission et de diffusion sur le territoire du Québec et ailleurs.

«Cet appel est ouvert aux disciplines du patrimoine vivant qui répondent à la définition de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec. Il est important qu’il y ait eu une transmission, que la pratique ait été transmise d’une personne à une autre et non pas apprise dans les livres, par exemple. On parle de traditions vivantes et non pas de savoirs oubliés, puis retrouvés», explique Gilles Pitre, chargé de projet au CQPV, un organisme de regroupement national en patrimoine immatériel créé en 1993 et qui regroupe une centaine de membres associatif-ives.

Selon la Loi sur le patrimoine culturel du Québec, le patrimoine vivant concerne «les savoir-faire, les connaissances, les expressions, les pratiques et les représentations transmis de génération en génération et recréés en permanence, en conjonction, le cas échéant, avec les objets et les espaces culturels qui leur sont associés, qu’une communauté ou un groupe reconnaît comme faisant partie de son patrimoine culturel et dont la connaissance, la sauvegarde, la transmission ou la mise en valeur présente un intérêt public».

À titre d’exemple, la teinturière lanaudoise Céline Desjardins, de Saint-Damien, qui teint la laine avec des teintures à base de plantes et d’insectes tinctoriaux, a été désignée Maître de traditions vivantes par le CQPV en 2024. Celle-ci avait appris la technique de fabrication de teinture végétale grâce aux enseignements de la flécheuse Marie-Berthe Guibault Lanoix, de Berthierville.

«Les savoir-faire sont très variés, dit Gilles Pitre. On a entre autres remis la reconnaissance à Karl Chevrier, un fabricant de canots d’écorce de l’Abitibi-Témiscamingue, à Hélène Blouin, de Boucherville, pour ses ceintures fléchées, à Julie Gauthier, une pêcheuse à la fascine de Charlevoix, et à Denis Pépin, un accordéoniste diatonique de Lévis.»

Le programme de reconnaissance des Maîtres de traditions vivantes vise à reconnaître et à mettre en valeur sur tout le territoire du Québec des artisans et artisanes qui maîtrisent une pratique ou une technique transmise de génération en génération, et qui sont reconnus par leurs pair-es et dans leur milieu. Il est inspiré par l’appellation «Trésors humains vivants» de l’UNESCO, déjà en place dans plusieurs pays.

Cet appel de candidatures s’adresse aux artisans et artisanes de toutes les régions du Québec. Les membres des Premières Nations et les Inuit-es sont également encouragé-es à déposer leur candidature. La date limite pour soumettre son dossier est le 30 octobre 2026. Seuls les individus sont éligibles à la reconnaissance Maîtres de traditions vivantes.

Pour plus d’information sur les critères de sélection et le formulaire d’appel de candidatures, voir Programme des Maîtres de traditions vivantes ou le site www.maitresdetraditions.ca/.

 

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