Beatrice Multhaupt
photo: Alain Bérubé
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Le Musée de l’Ardoise de Richmond retourne au début du XVIIe siècle grâce à une bande dessinée de Béatrice Multhaupt, dans le cadre d’une exposition temporaire en place cet été.

L’exposition « Un nouveau monde, exploits et découvertes des Français en Amérique » est formée de 44 tableaux grand format, avec des textes qui proviennent des « Relations des Jésuites », en Nouvelle-France.

« Cette bande dessinée raconte le contact entre les Pères missionnaires, qui venaient supposément évangéliser les Amérindiens. Ces missionnaires ont été très impressionnés de constater que ces gens étaient très évolués au niveau de la pensée et de la spiritualité », mentionne Pierre Bail, administrateur au Musée de l’Ardoise.

Une primeur à Richmond

Béatrice Multhaupt, qui a abordé le thème de la spiritualité des sociétés autochtones au Musée de la culture de Racine, il y a sept ans, est ravie de présenter en primeur cette bande dessinée au Musée de l’Ardoise de Richmond.

« Le texte des Relations des Jésuites représente, avec les écrits de Samuel de Champlain, le premier, et même le seul témoignage de la colonie française. Je suis heureuse d’avoir pu illustrer tout ça de manière abordable et agréable », mentionne-t-elle.

Pour réaliser ces planches originales de 38 par 57 centimètres, Mme Multhaupt a utilisé de l’encre de Chine sur du papier coton.

« Ça donne un trait très riche, en noir et blanc », dit-elle.

Mme Multhaupt, qui a été jadis enseignante, confie que durant ses études à l’école primaire, elle n’avait pas eu ce genre de lecture.

« Je lisais des livres d’Astérix et de Tintin, qui m’ont permis d’apprendre le français. C’était des véritables héros pour moi. C’est une totale surprise pour moi de me lancer dans les bandes dessinées », confie-t-elle.

photo Alain Bérubé

Dans un texte de présentation sur cette exposition, Mme Multhaupt affirme que l’histoire est un combat perpétuel contre l’oubli.

« C’est souvent une tentative de simplifier au maximum pour bourrer le cerveau du lecteur avec le plus grand nombre de données. Pour moi, ça détruit l’étincelle vitale du récit lui-même. Certains disent que le diable est dans les détails, tandis que d’autres y voient des anges. Je me suis posée de nombreuses questions en dessinant et j’ai appris une foule de choses que je vous laisse découvrir, que ce soit par vous-mêmes ou par la visite guidée », dit-elle.

Pierre Bail est ravi du résultat.

« Cette œuvre magistrale cadre tout à fait avec notre mission avec sa forte teneur historique », allègue-t-il.

Une histoire riche en détails

Comme à chaque année, le Musée de l’Ardoise permet de revivre plusieurs moments d’histoire de la région.

L’exposition « Feuillets d’ardoise et tranches de vie » permet de découvrir cette pierre qui a permis de développer les municipalités de Richmond, Canton de Cleveland, Canton de Melbourne, de Kingsbury et d’Ulverton.

Le musée est lui-même abrité dans une église datant de 1889.

« Nous sommes le seul endroit au Canada qui relate l’histoire de l’ardoise. Et ça permet de garder en vie cette très belle église, qui a elle-même une toiture en ardoise », témoigne M. Bail.

Ce dernier fait valoir que le Musée de l’ardoise continue d’augmenter son rayonnement à travers la région et dans l’ensemble du Québec.

photo Alain Bérubé

« Nos visiteurs viennent de plus en plus loin. Et on est très fier de constater que la communauté a adopté le terme Pays de l’ardoise », conclut M. Bail.

Des visites durant tout l’été

Des sorties en balado dans un quartier historique de Richmond et des visites guidées sont disponibles.

Le musée – situé au 5, rue Belmont sera ouvert, jusqu’au 31 août, les mercredis, jeudis, samedis et dimanches de 11h à 16h. Les groupes peuvent également visiter les lieux, sur réservations, le vendredi.

Pour en savoir plus : www.museedelardoise.ca ou sur Facebook.

 

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