L’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) émet aujourd’hui une certaine prudence quant aux informations selon lesquelles le gouvernement du Québec envisagerait de faire payer les usagers pour des services de soutien à domicile.
Pour le président de l’AQDR, Pierre Lynch, « il s’agit d’une stratégie à première vue difficile à consolider avec le désir des aînés d’avoir un meilleur accès aux soins à domicile. Avec seulement 10% des besoins présentement comblés, il ne faut absolument pas que cette avenue empire la situation et prive certains aînés de pouvoir vieillir chez eux. »
Selon un article du Devoir paru aujourd’hui, le gouvernement songerait en effet à introduire un principe de « contribution » des usagers, notamment pour certains services complémentaires aux soins (hygiène, repas, etc.). Une telle mesure avait d’abord été proposée par la Commissaire à la santé et au bien-être. Bien qu’elle soit intéressée à en savoir davantage sur les modalités d’une telle solution, l’AQDR priorise avant tout un virage important vers le soutien à domicile et invite le gouvernement à proposer des mesures plus structurantes afin de mettre en œuvre ce virage.
« Les mesures accessoires sont importantes pour améliorer les services et l’efficacité du réseau, mais essentiellement, il faut revoir l’ensemble de l’architecture du réseau et son financement global. Nous croyons que la ministre Bélanger a raison de retourner toutes les pierres et de chercher tous les gains possibles. Cependant, le problème est beaucoup plus large. Concentrons-nous sur l’essentiel et les modalités suivront », de conclure M. Lynch.
À propos de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR)
L’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) a pour mission la défense collective des droits économiques, politiques, sociaux et culturels des personnes à la retraite et à la préretraite. Elle porte leur voix sur la place publique, représente leurs droits et agit comme moteur de changement pour l’amélioration de leur qualité de vie. L’AQDR représente plus de 30 000 membres regroupés en 41 sections locales, partout au Québec.













