La corporation du Couvent Mont-Saint-Patrice abritant le Centre d’art de Richmond ainsi qu’une vingtaine de locataires des milieux artistique et communautaire reçoit un don de 2 004 152 $ de la Fondation Lucie et André Chagnon pour la rénovation du bâtiment.
En mai 2024, le gouvernement fédéral octroyait 2,3 millions pour l’amélioration du système de chauffage et la rénovation d’une partie des portes et des fenêtres, ainsi que la construction d’un ascenseur. À ces investissements récents s’ajoute une somme de 2 004 152 $ de la Fondation Lucie et André Chagnon pour la poursuite de la mise à niveau du bâtiment patrimonial datant de 1884 qui a constamment besoin d’entretien.
Il y a plus d’une quarantaine d’années, le couvent était racheté par un comité qui souhaitait démarrer une école de musique. Depuis, la corporation du couvent Mont-Saint-Patrice a été mise sur pied afin d’administrer le bâtiment qui héberge non seulement une école de musique, mais également une salle de spectacle et de nombreux organismes communautaires, des artistes et un café.
Président du conseil administratif du Couvent Mont-Saint-Patrice, Benoit Saint-Pierre croit qu’il est important de conserver le caractère patrimonial du bâtiment.
Benoit Saint-Pierre, président du conseil administratif du Couvent Mont-Saint-Patrice, est plus qu’enthousiaste face à ce montant substantiel qui servira de levier pour continuer la restauration du bâtiment. «Il y a quelques années, on avait fait le tour des programmes, on n’avait plus de possibilités.»
«Si on arrive à doubler le montant de la Fondation avec le programme québécois pour les restaurations patrimoniales, la réfection des fenêtres va être envisagée. On a retrouvé une photo de l’escalier arrière, on est en discussion pour refaire cette structure, même chose pour les balcons et corniches.»
Selon M. Saint-Pierre, le bâtiment pourra sous peu devenir encore plus attrayant. «Il reste encore des locaux à louer au quatrième étage. Avec l’ascenseur, ça va devenir beaucoup plus attirant.»
Pour lui, choisir de restaurer dans le respect de l’architecture est un devoir envers sa communauté. «On a hérité de ce bâtiment et on le passe aux générations futures.»
Vocation sociale
Éric Cadieux, responsable des relations avec les partenaires pour la Fondation Lucie et André Chagnon, explique pourquoi ce don de plus de deux millions de dollars est octroyé au Couvent Mont-Saint-Patrice.

«On a un volet à la fondation pour le soutien en infrastructures communautaires. C’est un nouveau levier financier. Dans nos critères, le projet de Richmond dans son ensemble était recevable. On soutient maximum 30 % d’un projet. Il y a donc 70 % de plus qui a été donné par d’autres partenaires dans les phases précédentes.»
Il soutient que l’impact sur la communauté est au cœur de la décision de son organisation. «On a vu combien la communauté est derrière le projet, c’est là la richesse, bien plus que le don.»
«C’est l’enjeu des espaces abordables et adaptés pour les organismes communautaires qui nous a convaincus. L’argent du don permet de maintenir les loyers à un prix abordable pour les locataires et d’investir dans les services à la population.»

Jeannette Comeau-Charland, membre des conseils d’administration du Couvent Mont-Saint-Patrice. du Centre d’art de Richmond et fondatrice de l’école de musique participe au maintien du bâtiment depuis plus de 40 ans.
«C’est rassurant, nos efforts du passé se poursuivent, c’est encourageant de voir la relève. Tout ça, ça s’est bâti à coups de bénévolat et de petits projets. Il a fallu que ça passe proche de tomber pour que les gens se réveillent, mais aujourd’hui, je me sens encouragée! On a un montant pour se propulser.»














