Le président de l’UMQ, Guillaume Tremblay (à droite), et le maire de Thetford Mines, Marc-Alexandre Brousseau, mardi à l’Assemblée nationale Jacques Boissinot La Presse canadienne
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L’Union des municipalités du Québec (UMQ) demande à Ottawa et à Québec de s’entendre pour permettre aux travailleurs étrangers temporaires déjà présents dans la province d’y rester.

L’organisme, qui représente plus de 400 municipalités au Québec, évalue à 70 000 le nombre de travailleurs étrangers temporaires à risque de devoir quitter le territoire en raison de la fin récente du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et des restrictions imposées dans l’embauche en entreprise par le gouvernement fédéral.

« Il faut regarder au-delà des chiffres. Ce sont des voisins, des familles, des amis. Ils occupent des postes essentiels pour que le marché local fonctionne bien dans chacune de nos communautés. Perdre ces gens-là serait un non-sens, une perte humaine et économique immense pour l’ensemble des régions du Québec », a mentionné en conférence de presse à l’Assemblée nationale Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

« On demande aux gouvernements fédéral et provincial de travailler ensemble. On constate qu’il y a une mésentente assez importante en ce moment. » – Guillaume Tremblay

L’UMQ demande donc une clause de droits acquis, une clause « grand-père », pour les travailleurs temporaires détenant un permis de travail, mais aussi une meilleure consultation des régions dans la planification de l’immigration.

Spécificités régionales
« L’enjeu de l’immigration temporaire, c’est un enjeu qui est réparti partout sur le territoire. Nous, ce qu’on demande, c’est d’écouter les spécificités régionales. Chacune des régions a ses enjeux, ses particularités », a avancé Marc-Alexandre Brousseau, maire de Thetford Mines.

« Chez nous, on a des entreprises qui peuvent avoir jusqu’à 50 % ou 60 % de travailleurs étrangers temporaires. Si elles sont allées chercher autant de monde, c’est parce qu’elles ne trouvaient pas de main-d’œuvre », a fait valoir l’élu de la région de Chaudière-Appalaches.

Advenant le refus du gouvernement fédéral d’accorder une clause de droits acquis, l’UMQ demande carrément que la gestion des travailleurs temporaires soit remise entre les mains du provincial « pour répondre aux besoins des municipalités, mais surtout des entreprises du Québec », a souligné Guillaume Tremblay.

« On demande aux gouvernements fédéral et provincial de travailler ensemble. On constate qu’il y a une mésentente assez importante en ce moment. Si c’est le cas, on demande au gouvernement fédéral de prendre ce pouvoir-là, puis de le donner aux provinces. On ose espérer qu’ainsi nos demandes seront plus entendues. »

La gestion de l’immigration ne doit pas être centralisée, fait valoir le président de l’UMQ.

« La volonté d’accueil devrait être en fonction des besoins de chacune des régions et de leur capacité d’accueillir les gens », a-t-il soutenu.

Avec François Carabin

Ce reportage bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

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