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Les menaces de tarifs douaniers lancées par le président des États-Unis, Donald Trump, sèment bien sûr l’incertitude. Quelques intervenants économiques du Val-Saint-François se montrent bien sûr inquiets, mais espèrent une vaste mobilisation pour l’achat local.

Un effet durable?

La présidente de la Chambre de commerce régionale de Windsor, Karine Serra, voit d’un bon œil la solidarité de la population. Mais elle souhaite que cette volonté d’aller de l’avant avec un achat local plus présent ne soit pas uniquement une simple mode.

« Durant la pandémie, on a pu voir une certaine mobilisation des citoyens. Mais elle s’est estompée avec le temps. Il faut que notre volonté d’encourager nos commerçants soit permanente et non pas une simple réponse à l’actualité », résume Mme Serra.

Selon elle, les campagnes de sensibilisation doivent bien faire comprendre l’importance d’opter pour l’achat local.
« C’est tellement essentiel d’incorporer cette valeur dans notre quotidien. Plusieurs emplois en dépendent, y compris dans le Val-Saint-François », atteste Mme Serra.

La force du regroupement

Roch Bourassa, président de la Chambre de commerce et industrie de la région de Valcourt, croit que le regroupement de cet organisme avec celles de Richmond et de Windsor représenterait un pas en avant.

« Nous n’avons pas encore réussi à concrétiser cette fusion, mais l’espoir est encore là. Une telle force de frappe faciliterait nos efforts de sensibilisation et de motivation », soutient-il.

M. Bourassa avoue que bien des entreprises et commerces sont inquiets pour l’avenir.

« Mais nous sommes capables de retrousser nos manches. Il y a du travail à faire, mais j’ai confiance », clame-t-il.

Se prendre en main

Louis-Philippe Laplante, conseiller aux entreprises – volet innovation à la MRC du Val-Saint-François, confirme que les menaces tarifaires provenant des États-Unis déstabilisent déjà la communauté économique.

« Ce n’est pas évident de prendre des décisions, alors que le président Trump est imprévisible », dit-il.
Pas question selon lui, toutefois, de baisser les bras.

« Ces éventuels tarifs douaniers auront bien sûr un impact majeur. Et des entreprises comme BRP ou Domtar regardent la situation de près. Plusieurs sous-traitants sont aussi touchés. Mais nous sommes capables de passer à travers. Il y a depuis quelque temps un bel élan de solidarité au sein des entreprises et commerces, ainsi qu’auprès de la population en général », déclare M. Laplante.

Une promotion des producteurs d’ici

Tout comme dans de nombreux supermarchés IGA, le Marché Ouimette Fille et Fils de Valcourt affiche avec fierté la provenance des produits sur les étiquettes.
Les efforts visant à accentuer l’achat local se poursuivent de semaine en semaine dans l’établissement valcourtois dirigé par Sandra et David Ouimette depuis 2012.

« Au pays, on a tellement de bons produits. Et en favorisant l’achat local, on contribue à soutenir notre économie », affirme Sobeys, propriétaire de la bannière IGA.

Sobeys fait remarquer que les supermarchés IGA célèbrent la qualité et la fraîcheur des produits locaux.

« Ensemble, on a la conviction profonde que le local, c’est ce qui nous unit et qui nous rend encore plus forts », ajoute l’entreprise.

Faire bouger les choses

Selon Sylvain Cadorette, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la région de Richmond, les menaces du président Trump ont en quelque sorte un impact positif.

« Ce n’est bien sûr pas très agréable de constater cette attitude du président américain. Et c’est difficile à encaisser. Mais Donald Trump a donné un bon coup de pied dans un nid de guêpes. Ça nous motive à nous réveiller et à favoriser l’achat local. Notre chambre de commerce veut bien sûr contribuer à cet éveil à l’achat local. Il faut croire en nos moyens », confie-t-il.

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