Crédit : école primaire du Plein-Cœur
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À l’école primaire du Plein-Cœur, à Richmond, on veut prévenir des situations d’intimidation. Alors qu’à l’école secondaire de l’Odyssée, à Valcourt, on souhaite donner des ailes au projet éducatif Carboneutre.

Ces deux initiatives font partie de celles soutenues cette année en Estrie par la Fondation Monique-Fitz-Back. Qui veut outiller les jeunes et le personnel scolaire en appuyant des approches éducatives ancrées dans la citoyenneté responsable.

«C’est un réel privilège pour la Fondation d’appuyer, année après année, des initiatives porteuses de sens qui permettent aux jeunes de développer leur pouvoir d’agir et de renforcer leur lien avec la nature», souligne Francis Lacroix, directeur général de la Fondation Monique Fitz-Back.

Francis Lacroix, directeur général de la Fondation Monique Fitz-Back.  (crédit photo : Fondation Monique-Fitz-Back)

Prévenir l’intimidation au primaire

L’école primaire du Plein-Cœur accueille une quarantaine d’élèves allophones en provenance principalement des Philippines et du Maroc. Ce qui mène quelquefois à des tensions entre les élèves.

«Nous vivons parfois des situations d’intimidation qui nous poussent à agir en prévention. Afin que l’acceptation et la solidarité se développent», explique Martine Dumas, orthopédagogue pour l’établissement.

L’équipe-école a ainsi mis en œuvre le projet «Un arc-en-ciel de diversité», soutenu financièrement (500 $) par la Fondation. Ce projet vise à faire vivre des activités d’inclusion et de partage. Comme l’achat de jeux de société ou un repas à la cabane à sucre.

«Avec l’arc-en-ciel de diversité, nous souhaitons faire briller les forces de chacun. L’ouverture, la compréhension et la communication permettront certainement une meilleure ouverture sur le monde au travers des différentes activités», croit Martine Dumas.

Le projet «Un arc-en-ciel de diversité» vise à faire vivre des activités d’inclusion et de partage aux élèves de l’école primaire du Plein-Cœur, à Richmond.  (crédit : école primaire du Plein-Cœur)

À Valcourt, de futurs «éco-citoyens responsables et engagés»

De son côté, l’école secondaire de l’Odyssée à Valcourt est reconnue, depuis plusieurs années, pour ses initiatives en faveur de l’environnement. Plus récemment, l’établissement a fait un pas de plus en intégrant un «curriculum Carboneutre» à son projet éducatif. De telle sorte que les élèves de chaque niveau explorent chaque année un thème différent de la transition écologique : changements climatiques, biodiversité, alimentation durable, énergie et transport actif.

«Tous les membres du personnel de l’Odyssée partagent nos trois valeurs : bienveillance, engagement et conscience environnementale. Ils et elles sont invités à travailler dans la direction que nous donnons au curriculum de formation Carboneutre. Lorsqu’un élève quitte l’école, à la fin de son secondaire, nous souhaitons qu’il devienne un éco-citoyen responsable et engagé», explique Ludovick St-Laurent, directeur de l’école.

Ludovick St-Laurent, directeur de l’école secondaire de l’Odyssée, à Valcourt.  (photo : Sébastien Michon – Le Val-Ouest)

Plusieurs partenaires soutiennent financièrement les initiatives de l’Odyssée, dont la Fondation (2000 $). «Ces sous viennent en soutien au déploiement du curriculum Carboneutre, qui fait partie de l’ADN de l’école. Et ce, pour tous les projets de secondaire 1 à 5», résume Ludovick St-Laurent.

L’un des initiateurs de Carboneutre, l’enseignant de sciences Nicolas Busque, se réjouit de l’évolution du projet au fil des ans.

«Nous sommes maintenant en train de créer une structure qui va offrir une pérennité à notre pédagogie et à notre façon d’être. Au-delà des individus qui l’ont créée.»

Nicolas Busque
Nicolas Busque, enseignant en sciences et un des initiateurs du projet Carboneutre à l’Odyssée. (photo : archives du Val-Ouest)

Sensibilisation à la gestion des déchets

L’établissement utilisera entre autres l’argent de la Fondation pour acheter plusieurs exemplaires du livre «Ordures! – journal d’un vidangeur», écrit par l’éboueur Simon Paré-Poupart. Les élèves de cinquième secondaire utiliseront cet ouvrage dans le cadre de leur cours de Culture et citoyenneté québécoise (CCQ).

image : Lux Éditeur

«Acheter une série de livres pour une classe, c’est plusieurs centaines de dollars. Avec le budget régulier, on ne serait pas capable. Ce soutien financier nous donne un bon coup de pouce», fait savoir Ludovick St-Laurent.

L’utilisation de ce livre soutiendra différentes activités pédagogiques en classe et hors des murs de l’école.

«La lecture du livre Ordures! sera combinée à la visite d’un centre d’enfouissement. Les fonds serviront donc aussi pour payer le transport des élèves. Je pense que cette activité sera quelque chose de percutant», partage Nicolas Busque.

Ouverture et changement

Nicolas Busque constate une ouverture différente de la part de collègues, après une quinzaine d’années à «prêcher » en faveur de l’environnement au sein de cette école. «Ce n’est plus ésotérique. Ça fait partie des conversations», dit-il.

L’enseignant apprécie d’être témoin de l’évolution des élèves, tout au long de leur parcours.

«Quand les élèves arrivent en cinquième secondaire, il y a une ouverture et une réflexion qui n’étaient pas là en première secondaire. Ils changent complètement leur façon de penser. Ils comprennent mieux des concepts comme les gaz à effet de serre et les impacts sur le climat.»

Mais ce qui a davantage d’impact auprès des jeunes, constate-t-il, c’est lorsqu’ils et elles s’impliquent activement dans un projet. Comme par exemple le «Noël écolo», organisé en décembre dernier, axé sur le partage de livres et objets usagés.

«La meilleure façon de travailler sur l’écoanxiété, c’est de faire comprendre aux élèves qu’ils ont un pouvoir d’action sur la suite des choses. Nous leur disons qu’ils ont plus de poids qu’ils pensent. S’il y a quelque chose d’important auquel ils croient, eh bien on va se relever les manches et on va travailler ensemble pour atteindre ce but-là.»

Activité « Noël écolo » en décembre 2025 à l’Odyssée. (photo : école secondaire de l’Odyssée)

 

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