Tristan Taillefer, Maxime St-Onge et Émilien Belzile se mesureront aux plus grands cyclistes du monde en septembre, alors qu’ils prendront part aux championnats du monde de vélo de montagne à Crans-Montana en Suisse.
C’est un rêve qui devient réalité pour les trois cyclistes de Saint-Denis-de-Brompton et Sherbrooke, membres du club Dalbix et qui ont grandi avec l’amour du vélo. «C’est le plus haut niveau en dessous des Olympiques», illustre Maxime St-Onge, 19 ans, présentement 122e au classement mondial dans la catégorie U23.
Émilien Belzile, lui, a 17 ans. Il se situe au quatrième rang mondial dans la catégorie junior. Celui qui raconte avoir découvert le vélo de montagne avec sa famille est «tombé dans la marmite» dès l’âge de cinq ans. «Mes parents m’ont initié. On allait souvent dans le Vermont à Burke avec des amis, dans le plaisir. J’aimais ça, alors j’ai commencé à aller au club Dalbix et c’est eux qui m’ont fait grandir dans le sport et m’ont donné la base de mes habiletés. J’ai commencé la compétition vers 5 ans. J’ai participé à ma première coupe du Québec avec Tristan, quand j’avais neuf ans.»
Tristan Taillefer, 18 ans, est 11e au classement mondial dans la catégorie junior. Coach au club Dalbix, il fait du vélo de montagne son mode de vie, lui aussi, depuis sa tendre enfance.
Tout l’été, les trois athlètes ont parcouru le monde en quête de points UCI, délivrés par l’Union cycliste internationale. «Ce sont les points des quatre meilleures courses qui comptent», indique Émilien Belzile. Leur objectif était d’en accumuler le plus possible afin de se tailler une place enviable sur la ligne de départ aux championnats du monde de Crans-Montana.
«C’est ce qui détermine sur quelle ligne on part. Une fois qu’on s’est qualifiés, on est partis à la chasse aux points. On est allés faire plusieurs courses», dit Tristan Taillefer.
De l’Alberta à l’île du Prince-Édouard en passant par la France, les États-Unis, le Brésil, le Costa Rica et même la République Tchèque, les trois cyclistes ont parcouru le monde chacun de leur côté afin de s’offrir un départ aisé aux courses qui auront lieu du 8 au 14 septembre en Suisse.

Entre le vélo et l’école
Ce mode de vie, pour les trois étudiants au niveau collégial, demande plusieurs mesures d’adaptation. Tristan Taillefer mise sur les cours en ligne. «L’hiver, on est partis plus souvent parce qu’on ne peut pas rouler ici, alors j’essaie de faire mes cours à distance.» Il étire également sa formation sur trois ans afin de pouvoir profiter de son sport.
Avec un horaire un peu moins chargé cet automne, Émilien Belzile croit pouvoir prendre les arrangements nécessaires avec le cégep. Cependant, lui aussi croit devoir recourir à la formation en ligne sous peu. Même son de cloche pour Maxime St-Onge. «Je m’en vais faire des Coupes du monde pendant quatre semaines en Europe, l’école ne peut pas m’accommoder pour ça. Je poursuis mes études, mais je profite au maximum du sport. C’est 365 jours par année qu’on vit là-dedans, il n’y a pas de pause. Je n’ai pas vraiment de temps pour faire autre chose.»
Avec de telles contraintes, difficile de travailler, également. Les trois athlètes comptent sur le soutien de commanditaires et de leurs parents pour arriver à maintenir le mode de vie nomade associé au vélo. «Je suis content que mes parents m’appuient là-dedans», dit Émilien Belzile.
Les athlètes estriens rêvent tous de faire carrière en vélo le plus longtemps possible avant d’intégrer le marché du travail à temps complet.

Plus que du vélo
Émilien Belzile n’imagine pas arrêter le vélo de montagne. «J’aime l’adrénaline et le fait de pousser mes limites. C’est un sport dans lequel on peut toujours s’améliorer.»
«Moi j’aime juste rouler vite dans le bois, être à l’extérieur, avoir de beaux points de vue, me faire des amis», dit Tristan Taillefer. Il apprécie également le fait de découvrir de nouveaux coins du monde. «C’est agréable de partir avec des amis avec qui on s’entraîne et on rencontre plein de gens qui ont la même passion que nous.»
Maxime St-Onge apprécie lui aussi le dépaysement. «J’aime le processus qui mène aux compétitions. M’entraîner l’hiver en Espagne, ça me donne encore plus le goût d’être meilleur et d’en faire plus pour les compétitions.»
Au-delà des voyages, les trois cyclistes croient que la région de l’Estrie est l’endroit idéal pour développer des aptitudes dans ce sport, avec sa riche offre de pistes en nature. «Le mont Bellevue, c’est parfait pour s’initier. Bromont est aussi un très beau secteur, il y a aussi de belles pistes à Coaticook et East Hereford», croit Émilie Belzile.















