C’est entouré de ses enfants et de sa conjointe, Mme Guylaine Rajotte, que M. Claude Boucher, ex-député de Johnson à l’Assemblée nationale du Québec et ancien maire de Saint-Denis-de-Brompton, s’est éteint paisiblement vendredi le 5 décembre dernier, au CHUS – Hôtel-Dieu. La région de l’Estrie perd donc un homme qui s’est investi corps et âme, cela durant de nombreuses décennies, afin de contribuer à la protection de l’environnement, à la justice sociale, puis à la naissance du pays du Québec.
Une brève biographie
Né à Bromptonville le 2 septembre 1942, Claude Boucher est le fils d’Edgard Boucher et d’Yvette Lecours. Après avoir complété ses études au grand séminaire de Sherbrooke (maîtrise ès sciences religieuses, 1967), il devient curé, une fonction qui lui permet de devenir missionnaire au Brésil. Ayant décidé de quitter les ordres après quelques années de sacerdoce, il obtient par la suite un baccalauréat en travail social à l’Université de Sherbrooke (1972), où il fait la rencontre de Micheline Larouche, avec qui il a quatre enfants. Il connaît alors une brillante carrière au sein du réseau des Centres locaux de services communautaires (CLSC), pour ensuite se lancer en politique active en 1994 à titre de candidat du Parti québécois dans la circonscription de Johnson, où il remporte trois victoires électorales (1994, 1998 et 2003). Défait aux élections québécoises de 2007, il fait un retour en politique active à titre de maire de Saint-Denis-de-Brompton et préfet de la MRC du Val Saint-François, de 2009 à 2013. Gravement affecté par la maladie au cours des dernières années, il se retire de la vie publique afin de profiter pleinement de son paradis terrestre, le lac Montjoie, au bord duquel il habitait depuis 1977.
Un homme de passion, dédié à de multiples causes
Après quelques années d’exercice au sein des ordres, il quitte ses fonctions de prêtre et fait ses études en service social. Il assume rapidement des fonctions de cadre au sein du réseau, étant chef des services sociaux en milieu scolaire et des services d’action communautaire au Centre des services sociaux dans le Bas-du-Fleuve et en Estrie, de 1974 à 1985. Il devient ensuite gestionnaire de programmes de santé et de services sociaux (VIH, santé au travail, centre de maternité, CLSC) à Sherbrooke de 1985 à 1994. Au cours de ces mandats, il contribue à la naissance de la Fondation OLO (dont il est membre fondateur), un organisme dédié aux femmes enceintes vivant en milieu défavorisé. Il participe aussi à de nombreux conseils d’administration, dont celui des Petits frères des pauvres en Estrie (1987 à 1991) et du Centre hospitalier Hôtel-Dieu de Sherbrooke (1983 à 1986).
C’est dans le cadre de sa volonté de mieux protéger l’environnement que Claude Boucher développe une passion d’agent de transformation sociale, alors qu’il assume la fonction de président de l’Association des propriétaires du Lac Montjoie, aujourd’hui Association pour la protection du lac Montjoie, de 1977 à 1982. Au cours de cette période, il réussit à convaincre l’État fédéral d’y interdire la navigation d’embarcations propulsées par des moteurs à essence.
Fervent militant pour l’indépendance du Québec, il assume de nombreuses fonctions au sein des instances du Parti québécois de 1972 à 1992, pour ensuite représenter la circonscription de Johnson de 1994 à 2007. Au cours de cette période, il agit notamment à titre d’adjoint parlementaire de nombreux ministres, puis est Secrétaire d’État aux infrastructures municipales et délégué régional de l’Estrie de 2001 à 2003, au sein du gouvernement dirigé par le premier ministre Bernard Landry. En 2009, alors qu’il n’est plus député, il devient maire de Saint-Denis-de-Brompton. Leader régional d’envergure, il assume la fonction de préfet de la MRC du Val Saint-François quelques semaines plus tard, fonction qu’il occupe jusqu’en 2013.
Décédé suite à un long combat face à la maladie, il laisse dans le deuil ses quatre enfants: Marie-Pierre Boucher (Louis Perreault), Etienne-Alexis Boucher (Marianne Mondon), Thierry Boucher et Anne-Julie Boucher, de même que sa femme, Guylaine Rajotte, avec qui il partageait sa vie depuis 2003, son beau-fils, Pier-Hugo Chagnon (Vanessa Bardier) ainsi que de nombreux amis.
Celles et ceux qui désirent lui rendre un dernier hommage pourront le faire dans les locaux de la Coopérative de l’Estrie situés au 485, rue du 24-juin, à Sherbrooke, le samedi 17 janvier 2026, de 12 h à 15 h, ou encore le dimanche 18 janvier 2026, de 9 h 30 à 14 h. Suivra une cérémonie d’adieu, qui sera célébrée sur place.
Toute la famille tient à remercier l’extraordinaire personnel du CHUS – Hôtel-Dieu, qui lui a offert les meilleurs soins possibles pour l’accompagner au cours des derniers jours de sa vie, qu’il a vécu entouré de ses enfants.












2 commentaires
Jean-Claude Thibault
Mes plus sincères condoléances, cher Étienne-Alexis
Lorraine Potvin et Alain Tardif
Nos sincères sympathies à toute la famille.
Lorraine et Alain