Crédit photo : Microsoft Copilot
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L’année 2025 est à peine derrière nous que l’hyper macho d’à côté en remet. Il est comme un enfant qui découvre de nouveaux jouets. Aussitôt gagnée la joute des tarifs douaniers, il faut bien trouver autre chose. Pourquoi ne pas jouer à la guerre. Poutine et Netanyahu semblent tellement y prendre plaisir. C’est l’embarras du choix. Tiens, si on commençait par le Venezuela, tellement riche en pétrole. Sans compter la retombée narcissique du héros qui neutralise un dictateur et celle du camouflet servi par la même occasion à la Russie et à la Chine. Excitant ce petit jeu. Il y aurait aussi l’Iran comme autre joute à envisager. Le Groenland et le Canada viendront plus tard, comme un hors-d’œuvre. Trop facile, mais éventuellement distrayant.

Voilà donc que le président à la tête de la plus grande démocratie, soi-disant, se comporte en prédateur profiteur, roi et maître du monde. La seule limite, c’est ma moralité, a-t-il déclaré dans une entrevue accordée au New York Times. Et il semble bien qu’il ait la moralité opportuniste, voire plutôt molle. Le modèle démocratique en prend pour son rhume. Et ce n’est là que le début du mandat de ce caractériel patenté qui carbure au spectacle, le sien, fût-il navrant. Le temps en devient un de remise en question tous azimuts susceptible d’en dédouaner d’autres qui meurent d’envie d’en faire autant. Cela n’a rien de bien rassurant.

Dictatures et régimes autoritaires demeurent nombreux à travers le monde et le sort réservé à leurs populations est trop souvent d’une barbarie et d’une cruauté sans nom. On en parle trop peu. Comme s’il s’agissait de clubs sportifs de second ordre qui ne méritent pas l’attention. Comment expliquer cette soif démesurée de pouvoir et de richesses qui, loin de s’apaiser, semble au contraire s’accroitre et se répandre.

Que peut-il bien se passer entre les deux oreilles de l’homo sapiens ? Comment peut-il s’adonner à des guerres fratricides sans raison autre que la satisfaction de dominer ?
J’assiste en témoin passif à l’effondrement du rêve d’une époque. Après la dernière guerre mondiale avait émergé l’espoir de voir disparaître les horreurs de la guerre, les abus de pouvoir, la domination et le contrôle de ses semblables par la force, l’exploitation de la misère humaine ou encore la déshumanisation de populations entières. Ce n’était qu’un rêve, la réalité est toute autre. Ce n’est ni la déprime ni le découragement qui m’habitent, mais une sourde inquiétude.

Un combat de coqs se profile à l’horizon dont l’issue est difficilement prévisible. Alors que nous nous pensions protégés par la puissance de notre voisin américain, voilà que la menace la plus imprévue et la plus invraisemblable nous vient de ce voisin. Il est facile de comprendre que, dans une logique guerrière de rapport de force, rassembler sous une même autorité pays et populations limitrophes constitue un atout indéniable. Mais s’imaginer vivre dépossédé de son identité pour satisfaire le délire de domination d’un président américain est difficile à concevoir et encore davantage à admettre. Ce serait à tout le moins un dur réveil. Pas facile d’imaginer le Canada comme 51e état américain et le Québec comme la Louisiane du nord. Certes, la vie finirait bien par y poursuivre son cours. Dollar pour dollar, canadien ou américain, il ne s’agira toujours que d’un intermédiaire pour le commerce. Démocratie pour démocratie ? C’est une tout autre histoire. Nous y perdrions beaucoup. Je ne nous le souhaite surtout pas, mais anticiper le pire a souvent le mérite de rendre plus acceptable l’état des lieux !

Les périodes les plus difficiles et les plus dangereuses sont les périodes de transition. Elles sont guerrières et sans pitié. En serions-nous mondialement rendus là ? Nous en avons à tout le moins de nombreux exemples sous les yeux. À tel point qu’il nous faudrait une bonne fois reconnaître qu’ils sont hélas trop humains. Mince consolation, les pages de l’histoire nous apprennent que les périodes de crise aigus ont une fin. De guerre lasse, sans jeu de mots facile. Mais le découpage des pays peut s’en trouver considérablement transformé de même que les régimes politiques. Je n’apprends rien à personne.

Il faut se faire à l’idée, l’humanité est aux portes de grands bouleversements. L’intelligence artificielle aidant, les modes organisationnels et politiques pourraient s’en trouver grandement transformés. Déjà, les moyens de communication et le contrôle de l’information connaissent une mutation sans précédent. L’observation systématique, pour ne pas dire le scrutement, des populations et le contrôle potentiel qui en découle sont déjà très poussés, notamment dans les régimes dictatoriaux. Et ce n’est que le début d’une profonde mutation des régimes politiques à travers le monde. Il faut se faire à l’idée et espérer que survivra ce qui définit l’essence de l’humanité.

Souhaitons-nous la meilleure année possible !

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1 commentaire

  • Merci de nous faire réaliser l’impact de ce règne de terreur.
    C’est inquiétant tout ce que notre voisin dictateur sans scrupule peu faire.
    Ne baissons pas les bras, nous sommes un peuple fier et libre. Restons le.

Les commentaires sont fermés.

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