De gauche à droite: Karina Sasseville (REDA), André Bachand, député de Richmond, l'artiste Jean Côté et Pierre Rail, vice-président du Musée de l'ardoise. (photo Alain Bérubé)
{acf_vo_headline}

L’exploitation de l’ardoise était, de 1860 jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, soit en 1918, le cœur de l’économie dans la région de Richmond. Le Musée de l’ardoise témoignera cet été, pour une 35e saison, de cette époque marquante tout en mettant en valeur des artistes de renom.

Dès le 24 juin, et jusqu’au 30 août, l’ancienne église presbytérienne Saint-Paul de Richmond – dont la toiture et la longue flèche sont couvertes d’ardoise – proposera une programmation fort diversifiée.

Pierre Bail, vice-président et un des instigateurs du musée, cachait difficilement sa fierté lors du lancement de la programmation, avec une touche d’émotion légitime.

« On a pu sauver un patrimoine unique au Canada, qui fut vraiment en danger. Les carrières d’ardoise les plus importantes ont toujours été ici. Il fallait poser un geste afin de démontrer l’importance de ce qu’on a en région. Nous avons, il y a 35 ans, été certainement des précurseurs en requalifiant cette église pour en faire un musée », explique-t-il.

Le Musée de l’ardoise étendra d’ailleurs son rayonnement cet été en occupant un espace dans le bureau touristique du Pays de l’ardoise, en plein cœur de Richmond.

« Ce sera une vitrine, une antenne qui illustrera bien ce patrimoine exceptionnel », mentionne M. Bail.

Photo de Pierre Bail
Pierre Bail (photo Alain Bérubé)

Programmation

En plus de l’exposition permanente et de la visite guidée de l’église, les visiteurs pourront admirer les œuvres de l’artiste granbyen Jean Côté.

L’exposition « Toujours plus haut » présente des peintures et des sculptures qui intègrent des objets hétéroclites pour ainsi leur donner une seconde vie.

« Mon exposition au Musée de l’ardoise compte 25 œuvres et je suis heureux de collaborer aux festivités du 35e anniversaire du musée. Comme toujours, il y a une bonne dose de folie et d’audace », souligne celui qui cumule plus de 130 expositions à travers le monde.

Une exposition de l'artiste granbyen Jean Côté fera partie de la programmation cet été. (photo Alain Bérubé)
Une exposition de l’artiste granbyen Jean Côté fera partie de la programmation cet été. (photo Alain Bérubé)

Les visiteurs pourront également découvrir plusieurs pages d’histoire de la région avec « Que reste-t-il de nos villages disparus? », une exposition inspirée du projet « Villages fantômes » de l’écrivain Rodolphe Lasnes et de la photographe Kassandra Reynolds.

Ce projet de REDA et des Productions de brousse fut l’occasion de documenter, avec une touche poétique, les traces laissées par de petites bourgades effacées au fil des ans du paysage estrien.

Par ailleurs, deux lectures-théâtres, « La prose du Transsibérien » et « Lettres de la religieuse portugaise », seront présentées en août.

« C’est un retour pour cette formule qui a duré quatre saisons avant le début de la pandémie. Des comédiens professionnels viendront livrer un texte avec émotion », souligne Pierre Rail.

Pour terminer la saison 2026 en beauté, les Productions de brousse lanceront le balado « Prendre le train », qui illustrera l’âge d’or et le déclin de l’industrie ferroviaire à Richmond.

Le Musée de l’Ardoise sera ouvert les mercredis, jeudis, samedis et dimanches de 11h à 16h. Les vendredis seront réservés aux visites de groupes inscrits à l’avance.

Le vernissage de l’exposition de Jean Côté aura lieu ce dimanche 21 juin, de 13h à 16h.

Pour en savoir plus : www.museedelardoise.ca ou sur Facebook.

 

Laisser un commentaire

Oui SVP, inscrivez-moi à l'infolettre du Val-Ouest pour recevoir un lien vers les nouveaux articles chaque semaine!

À lire aussi