La construction d'un pavillon dans le secteur de L'Anse-aux-Fraises a été évoquée, mais n'est pas confirmée à ce jour. « C'est une vision parmi d'autres. On va pouvoir l'évaluer. » — Caroline Cloutier Courtoisie SPMA
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Une subvention de 7 530 000 $ accordée par le gouvernement du Québec à la Société du patrimoine mondial Anticosti permettra de faire un grand pas vers des infrastructures importantes, notamment un centre d’interprétation et une station de recherche scientifique.

Non, les 7,5 M$ octroyés par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs à la Société PMA ne se transformeront pas en un nouveau pavillon au cœur de Port-Menier dans un avenir très rapproché. Ces sommes, explique la directrice générale de la Société Caroline Cloutier, viendront « transformer des rêves, des ambitions, en actions concrètes directement sur le terrain ».

« Il y avait eu des promesses faites à l’UNESCO, notamment le fait d’avoir un centre d’interprétation qui puisse accueillir les visiteurs, servir de lieu de rassemblement pour la communauté anticostienne… c’était dans la proposition d’inscription », rappelle Mme Cloutier.

Dans un premier temps, des montants seront investis pour identifier les réels besoins, mener à bien les études techniques et l’élaboration de plans et devis. La gestion et la supervision des travaux seront confiées à un chargé de projet, un nouveau poste créé expressément à ces fins.

La conception d’un programme d’interprétation et de muséologie, notamment numérique, et l’implantation de signalétique « distinctive, mais respectueuse » seront également financées à même le montant confirmé par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Caroline Cloutier

 

À terme, les démarches permettront « la mise en place d’infrastructures essentielles », mais il faudra d’abord réfléchir et planifier le déploiement de ces infrastructures, en collaboration avec la communauté, insiste Caroline Cloutier.

« Avant de mettre la première brique, il faut étudier des sites, il faut dialoguer avec la population. L’approche qu’on veut vraiment privilégier, et ce n’est pas un vœu pieux, c’est une approche intégrée qui est durable et à l’écoute de nos communautés et des partenaires. » Un comité communautaire associé au site du patrimoine est d’ailleurs en place et aura droit de cité.

Finalement, le financement servira d’effet levier, ajoute Caroline Cloutier.

L’équipe de la Société du patrimoine mondial d’Anticosti en 2025.

« Il permet de tenter d’autres bailleurs de fonds à se joindre à cette aventure-là de l’UNESCO. C’est ce pari-là que fait le gouvernement du Québec en nous faisant confiance, en nous offrant cette aide financière qui nous positionne dans un rôle de leader », estime-t-elle.

La sobriété, tout comme le respect de l’environnement et de la collectivité, devrait guider les démarches.

« Je tiens à dire qu’à Anticosti, la meilleure infrastructure va toujours être la nature. Quiconque a visité l’île le sait : le territoire se suffit en lui-même. Et notre intention n’est pas de le dénaturer, mais de le doter d’infrastructures durables qui vont permettre à son potentiel de se déployer. »

La Société du patrimoine mondial Anticosti est cogestionnaire du site d’Anticosti avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et la Sépaq.

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