Katherine Dubois, conseillère municipale du district 3 à Richmond, vient d’en faire l’annonce officielle. Elle souhaite se présenter à nouveau aux élections municipales du 5 novembre prochain. Cette fois pour le district 4, qui correspond à son lieu de résidence.
«À l’élection de 2021, je voulais me présenter dans le secteur 4. Mais il y avait déjà une autre candidature. Alors qu’il y avait une place pour le district 3. Je m’y suis donc présentée. Et nous avons tous été élus par acclamation», explique-t-elle.
De Kingsbury à Richmond
Cette incursion, il y a quatre ans, dans le monde de la politique municipale était une première pour elle. Un univers qu’elle voit comme une extension de son implication communautaire.
Dans sa jeunesse, Katherine Dubois participait activement aux activités de son patelin, Kingsbury. Dans tout ce qui touchait aux loisirs : baseball, soccer, etc. «C’est un petit village. Tout le monde est proche. J’ai grandi en m’impliquant dans mon entourage. »
La vie l’a amené à déménager à Richmond. Où elle gère, pendant sept ans, son propre service de garde. Elle choisit ensuite de retourner aux études.
«J’adorais travailler avec les enfants. Mais j’ai réalisé que j’aimais beaucoup le côté administratif de mon entreprise. Je suis donc allé faire un Diplôme d’études professionnelles (DEP) en administration au Centre d’excellence en formation industrielle à Windsor.»
À la fin de ses études, elle est embauchée par la MRC du Val-Saint-François. Où elle travaille maintenant depuis sept ans.
Intérêt pour la politique depuis l’enfance
Son travail à la MRC la sensibilise à tout ce qui touche à la gestion municipale. Tant et si bien que le maire actuel, Bertrand Ménard, remarque son intérêt et lui propose, en 2021, de se présenter comme conseillère municipale. «Puisque j’avais déjà cette idée en tête, j’ai dit oui!»
De fait, cet intérêt date de loin. «La politique, c’est quelque chose d’instinctif et de naturel pour moi. J’ai toujours eu ça. Quand j’étais jeune, je me disais que j’aimerais m’impliquer au niveau de ma municipalité. Je disais tout le temps, à la blague, que je serais la future mairesse de Kingsbury!»
Quatre ans plus tard, elle dit ne pas regretter son choix.
«Je souhaitais avoir une première expérience. Et ce mandat a été un grand apprentissage. J’ai appris comment fonctionne la lecture des documents et des règlements. Ou encore le fonctionnement de ce qui se passe sur le terrain. Quand j’apprends des choses, j’ai l’impression que je suis une personne en évolution constante. C’est comme ça que je me nourris. En pratiquant cette mentalité, j’ai l’impression que je peux redonner. C’est pour ça que j’aime mon implication à la Ville.»

«Je me sens à ma place»
Et ces implications furent nombreuses. Elle tient d’ailleurs à en souligner plusieurs : comité de la famille, comité Richmond et ses jeunes, commission des Loisirs, conseil d’administration du Service de Sécurité incendie de la région de Richmond, comité consultatif des commerçants, comité sur la gestion des actifs en infrastructures de la Ville, conseil d’administration de la Corporation du Pays de l’ardoise, hockey et baseball mineur, comité de la parade illuminée, renouvellement de la convention collective des employés, etc.
«Je me sens à ma place à la Ville. J’ai toujours l’impression de pouvoir apporter quelque chose et les autres m’apportent aussi. On grandit tous ensemble là-dedans. Ce qui fait en sorte que l’expertise se bonifie.»
Katherine Dubois confie que ses fonctions l’amènent à travailler avec beaucoup de retenue et de discrétion. «Comme élu, on ne peut pas nécessairement parler à grande ouverture de tout ce qui se passe. D’autant plus que je travaille à la MRC; je fais donc très attention. Mon devoir de loyauté est des deux côtés.»
«Prenez votre chance!»
Elle voit positivement le fait que des Richmondais et Richmondaises commencent à faire savoir publiquement qu’elles souhaitent présenter leur candidature aux élections de l’automne.
«J’entends circuler des noms. Je pense qu’il y aura de bons candidats qui vont se présenter. Et puis, ce n’est pas pour rien qu’il y a des élections aux quatre ans. C’est pour pouvoir offrir aux citoyens cette option de pouvoir choisir qui ils veulent.»
D’ailleurs, qu’aurait-elle à dire à celles et ceux, peu importe leur municipalité, qui souhaiteraient se lancer en politique municipale et qui hésitent?
«Si la personne a déjà cette idée en tête, c’est sûrement parce qu’il y a quelque chose qui l’appelle à aller là. Il faut avoir confiance. Prenez votre chance! Tout s’apprend, dans la vie. Ce sont de belles expériences. Et c’est comme ça qu’on donne à son prochain.»
En tête : Place des loisirs, centre-ville, caserne…
Si elle est réélue le 2 novembre, que souhaite-t-elle mettre en œuvre? «Dans les dernières années, c’était beaucoup de paperasse. J’aimerais que ce soit plus concret dans les études et les dossiers qu’on a à mener. Je pense par exemple à l’aménagement de la Place des loisirs, pour laquelle nous avons travaillé sur un plan. »
Katherine Dubois mentionne que la revitalisation de la rue Principale, au centre-ville, lui tient à cœur.
«C’est un très gros dossier. On ne va pas tout virer à l’envers du jour au lendemain. Nous allons y aller une étape à la fois. Il faut faire vraiment attention pour ne pas chambouler les commerçants.»

La mise à niveau, voire la construction d’une nouvelle caserne incendie fait aussi partie de ses priorités. «Ça concerne la sécurité des citoyens. Il faut que nos pompiers aient du bon matériel, qu’ils soient bien équipés. Et que nous ayons une assez grosse caserne pour accueillir tout le nécessaire.»

Pas toujours facile, en politique
Katherine Dubois confie que son rôle d’élue lui a déjà fait vivre des situations inconfortables.
«Il y a des citoyens qui, parfois, n’ont pas la langue dans leur poche. Et qui, à certains moments, n’utilisent pas nécessairement toujours les bons mots pour s’exprimer. Il faut être capable d’être assez fort et de montrer nos limites. Pour dire : «ça, je ne l’accepte pas.» Mais je ne veux pas m’arrêter à ça. Je mise sur le fait que j’ai de bonnes valeurs. Et que je vis une belle expérience dans mon implication à la municipalité.»
Elle se dit d’ailleurs heureuse de l’intérêt des citoyens pour la démocratie municipale.
«Je suis toujours contente d’entendre les citoyens. Il y a tout le temps des aspects que nous n’avons pas vus. Après, quand le conseil se réunit autour de la table, nous avons vraiment le pouls de tout le monde.»
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