Le Val-Ouest

Éoliennes dans le Val : des entreprises cognent aux portes

À la suite de son dernier appel d’offres, en 2023, Hydro-Québec n’a pas accepté de projets éoliens dans le Val-Saint-François. Malgré tout, certaines entreprises cognent aux portes de propriétaires de la région. Parce que le Val fait partie de territoires ciblés pour la possible implantation de parcs éoliens dans le sud du Québec.

L’appel d’offres d’Hydo-Québec, en 2023, visait de potentiels projets éoliens sur le territoire de la MRC du Val-Saint-François. Dans la région «Des Cantons» sur la carte. Finalement, aucun promoteur n’a été retenu pour des développements dans le Val. (images : Hydro-Québec)

Quatre promoteurs en contact avec la MRC

Quatre promoteurs ciblent actuellement certaines municipalités du Val pour leurs projets : BluEarth Renewables (Calgary) et Plan A (Montréal), Kruger Énergie (Montréal), Eolectric (Brossard) et Innergex (Longueuil).

L'Info-Val

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La MRC du Val-Saint-François est au courant des visites de ces entreprises. «Elles nous ont approché pour connaître la réglementation et les limites à l’implantation d’éoliennes sur le territoire. Nous leur avons fourni de l’information réglementaire et technique sur la catégorisation et la localisation des milieux humides. Les contraintes en termes de distances. Ainsi que le schéma d’aménagement», confirme la directrice générale de la MRC, Geneviève Giasson.

Quatre promoteurs ciblent le Val-Saint-François pour leurs projets : le consortium BluEarth Renewables (Calgary) et Plan A (Montréal), Kruger Énergie (Montréal), Eolectric (Brossard) et Innergex (Longueuil).  (photomontage : Le Val-Ouest)

Citoyens de Cleveland approchés par BluEarth

Un couple de Cleveland, Alexandre Paris et Sonia Martin, ont été approchés l’automne dernier par le consortium BluEarth et Plan A.

« Ils nous ont promis un montant de 700 $ par année pour la signature d’un document signifiant notre intérêt à les laisser explorer la possibilité d’installer une éolienne sur notre terrain. Le représentant m’avait alors expliqué que cette lettre d’intention ne m’engageait à rien et que je pouvais me retirer à tout moment. Puis, d’autres compensations financières s’ajoutent au fur et à mesure que le projet se développe : 500 $ pour faire des relevés, 1500 $ par an pour installer un mat météorologique, etc. Jusqu’à une compensation de 20 000 $ à 30 000 $ par année si une éolienne est installée sur notre terrain. »

Les résidents du Canton de Cleveland Alexandre Paris et Sonia Martin ont été approchés par BluEarth et Plan A. «Ils nous ont promis un montant de 700 $ par année pour la signature d’un document signifiant notre intérêt à les laisser explorer la possibilité d’installer une éolienne sur notre terrain», révèle Alexandre Paris.  (photo : gracieuseté)

Racine dans la mire de Innergex

À Racine, Marie Fournelle et son conjoint ont été visités en mai dernier par l’entreprise Innergex. « Ils ont d’abord laissé des documents dans notre boite aux lettres. Puis un monsieur est venu nous rencontrer pour présenter la possibilité que des éoliennes soient installées sur notre terrain. C’était une rencontre informative et on nous a laissé des documents sur des projets qui avaient eu lieu ailleurs », rapporte-t-elle.

Un contrat pour garantir l’exclusivité de son terrain

Innergex leur a montré ce qu’on appelle un « contrat d’octroi d’option ». Il s’agit d’un contrat notarié qui, selon le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie « garantit l’exclusivité de la totalité ou d’une partie de la propriété pour l’implantation éventuelle d’une ou de plusieurs éoliennes et des ouvrages connexes. En contrepartie de cet engagement, le ou la propriétaire reçoit une compensation financière à la signature du contrat. »

Un ou une propriétaire conserve la propriété de son terrain, mais accorde ainsi un doit d’usage de certaines superficies pour la réalisation d’un projet éolien. En échange, le ou la propriétaire reçoit une compensation financière.

L’exemple de contrat présenté au couple de Racine était d’une durée de 25 ans, avec une option de 30 ans.

Hydro-Québec, présente dans son Cadre de référence relatif à l’aménagement de parcs éoliens en milieux agricoles et forestiers un exemple de contrat d’octroi d’option.  (source : Hydro-Québec)

« Je n’embarquerai pas »

Ces Racinois ont décidé, en toute transparence, d’en parler avec leurs voisins. «Je réfléchis, mais personnellement, je n’embarquerai pas. J’y vois trop d’effets négatifs sur l’écologie. Je ne tiens pas à avoir d’éoliennes et mes voisins non plus. Je ne sais pas comment ils vont faire pour trouver du monde», confie-t-elle.

Kruger Énergie et Eolectric à Saint-François-Xavier

D’autres propriétaires, à Saint-François-Xavier-de-Brompton, ont eux aussi été interpellés. Ceux-là par Kruger Énergie et Eolectric.

De telle sorte que des citoyens ont contacté la municipalité pour en savoir davantage. « La Municipalité a rapidement décidé d’informer autant les citoyens que les promoteurs qu’elle s’arrimait avec la démarche de la MRC. Afin que tous possèdent la même information. Nous avons également profité des séances du conseil municipal et de notre page Facebook pour inviter nos citoyens à participer à la séance d’information publique qui a eu lieu le 20 juin. Afin d’obtenir des réponses quant au positionnement de la MRC du Val-Saint-François et de la démarche», explique Alexandre Roy, maire par intérim.

La MRC avait organisé, le 20 juin dernier à Windsor, une séance d’information publique. Des dizaines de citoyens et des élus du Val-Saint-François ont ainsi pu poser des questions au préfet, aux représentants de la MRC et d’Hydro-Québec. Des entreprises et organisations tenaient aussi des stands d’information.  (photo : Sébastien Michon – Le Val-Ouest)

« C’est un peu le Far West »

Pure coïncidence, le Clevelandais Alexandre Paris est un ancien employé d’Hydro-Québec qui travaille aujourd’hui dans la filière des énergies renouvelables. Il se questionne sur l’éthique de l’approche avec laquelle l’entreprise l’a abordée.

« La personne nous a dit : si tu ne signes pas, ton voisin risque de signer. C’est un peu le Far West, lorsque des entreprises privées nous approchent comme ça. »

Lors d’une séance d’information publique organisée par la MRC, le 20 juin dernier, Alexandre Paris a publiquement interpellé la MRC pour savoir si celle-ci allait encadrer ces pratiques.

« Nous essayons d’encadrer ces pratiques »

« Nous essayons d’encadrer ces pratiques, autant que faire se peut », admet Geneviève Giasson. « Ces quatre promoteurs ont fait des approches à différents moments dans certains secteurs de la MRC. Nous avons eu des discussions avec eux et nous leur avons dit d’arrêter tout. Parce que, comme communauté, nous avons décidé de nous donner un processus de travail public. Où nous allons définir, au cours des prochains mois, nos propres critères. »

Geneviève Giasson déplore des approches comme celle utilisée auprès d’Alexandre Paris et de Sonia Martin. « C’est déplorable, comme pratique. D’arriver avec un chèque et une lettre à signer. Ça s’est fait ailleurs. Ça met de la pression et c’est problématique. Vous avez bien fait de ne pas signer », leur a-t-elle publiquement signifié.

Elle reconnaît que les entreprises qui souhaitent éventuellement établir des projets éoliens devront effectivement faire des tests de vent. Pour vérifier le potentiel éolien. « Mais que ça lie les gens avec une entente ou par des incitatifs financiers, ce n’est pas adéquat », dit-elle.

Geneviève Giasson_ Emilie-Lapointe-Photographe
«Nous avons eu des discussions avec ces promoteurs et nous leur avons dit d’arrêter tout. Parce que, comme communauté, nous avons décidé de nous donner un processus de travail public. Où nous allons définir, au cours des prochains mois, nos propres critères», signale Geneviève Giasson, directrice générale de la MRC du Val-Saint-François.  (crédit : Émilie-Lapointe, photographe)

« Ce n’est pas comme ça qu’on veut que ça marche »

La directrice générale reconnaît toutefois que bien que la MRC ait signifié aux promoteurs de cesser cette pratique, elle n’a pas l’autorité de les bloquer. « Ce sont des promoteurs privés qui prennent des ententes avec des particuliers. Nous leur demandons toutefois de formellement respecter notre processus de travail. »

Même son de cloche du côté du préfet de la MRC et maire de Valcourt, Pierre Tétrault.

« Ce n’est pas comme ça qu’on veut que ça marche. Nous les avons avertis que nous ne souhaitons pas cette façon de faire là. Nous recommandons de ne pas faire ce genre d’entente. »

Alexandre Paris se dit préoccupé par le fait que la MRC ne semble pas avoir l’autorité pour empêcher des entreprises d’avoir ce genre de pratiques. «Comment se fait-il qu’ils ne sont pas capables d’interdire à un promoteur privé de faire du démarchage et de développer un projet sur leur territoire? Je ne connais pas les lois. Mais si c’est vrai qu’ils ne le peuvent pas, je pense que ce serait au gouvernement provincial de donner plus de pouvoirs aux municipalités pour qu’elles puissent les empêcher.»

Il reconnaît toutefois que c’est une bonne chose que la MRC se donne un temps de réflexion, au cours des prochains mois, pour établir des balises claires.

« Ce n’est pas comme ça qu’on veut que ça marche. Nous avons avertis les promoteurs que nous ne souhaitons pas cette façon de faire là. Nous recommandons de ne pas faire ce genre d’entente», déclare Pierre Tétrault, préfet de la MRC du Val-Saint-François et maire de Valcourt.  (photo : Ville de Valcourt)

« Nous poursuivons les recherches »

L’entreprise BluEarth Renewables, de Calgary, confirme qu’elle mène actuellement des recherches préliminaires dans la municipalité de Cleveland. « Ces recherches comprennent une étude des données régionales sur les vents, un examen des règlements municipaux, ainsi que de premiers contacts avec certains acteurs du territoire et des propriétaires de terrains », fait savoir Kate Martineau, conseillère principale de projets chez BluEarth.

Kate Martineau confirme que l’entreprise est au courant du processus de réflexion de la MRC du Val-Saint-François. « Nous poursuivons les recherches préliminaires avant de prendre une décision sur les prochaines étapes de développement dans la MRC. »

Entreprise qui développe le Projet éolien des sources

BluEarth possède et exploite six parcs éoliens au Canada et aux États-Unis totalisant 300 MW. C’est cette entreprise qui développe actuellement le Projet éolien des sources, dans la MRC des Sources. Un projet qui avait suscité des questionnements dans cette région l’an dernier.

« Nous étudions actuellement le territoire de la MRC des Sources pour nous implanter au Québec. Conscients du contexte québécois unique, BluEarth s’associe à des entreprises locales pour nous soutenir et nous guider pendant la phase de développement du projet. Elles travailleront activement avec nous au sein de la communauté tout au long du processus », signale Kate Martineau.

C’est justement le cas de la société montréalaise Plan A Capital, qui accompagne BluEarth dans son développement au Québec. « Établie en 2014, Plan A accompagne de nombreux clients dans le secteur des énergies renouvelables et a développé de nombreux projets éoliens. Plan A conseille également des partenaires communautaires concernant leurs participations dans des projets d’énergie renouvelable », fait-on savoir.

«Nous poursuivons les recherches préliminaires avant de prendre une décision sur les prochaines étapes de développement dans la MRC du Val-Saint-François», fait savoir Kate Martineau, de l’entreprise BluEarth Renewables, de Calgary.  (source : LinkedIn)

Étude de faisabilité d’Innergex

Innergex a elle aussi des vues sur le Val-Saint-François, plus particulièrement les municipalités de Racine et Bonsecours. Ses démarches auprès des propriétaires fonciers ont débuté en avril 2024.

Cette entreprise, dont le siège social est basé à Longueuil, développe, construit et exploite des centrales hydroélectriques, des parcs éoliens et des installations de stockage d’énergie au Canada, aux États-Unis, en France et au Chili. Elle est propriétaire de 35 parcs éoliens dans quatre pays, dont sept au Québec.

«Nous en sommes à l’étape d’étude de faisabilité. Nous étudions les contraintes physiques, environnementales, réglementaires et autres. De même, nous mesurons présentement le potentiel de vent dans la MRC», explique Laurie-Jade Mendez, associée principale au développement chez Innergex.

Rassurer la population

Elle explique que pour qu’un lot foncier soit envisagé, une analyse de diverses contraintes physiques, réglementaires, environnementales et autres est réalisée. «Par exemple, il faut que les zones potentielles permettent de respecter en tout temps la norme de bruit québécoise», précise-t-elle.

Elle ajoute que les autorisations avec les propriétaires est un aspect important pour identifier les secteurs où installer de futures éoliennes. «Sans cette information, nous ne pouvons pas assumer de manière réaliste où le projet pourrait être.»

Laurie-Jade Mendez dit que son entreprise est consciente des questionnements de la population et des élus à l’égard d’éventuels projets éoliens. «Comme tout grand projet d’infrastructure, un projet éolien peut soulever les craintes chez de nombreux membres de la communauté. Nous tenons à rassurer la population que ce projet suit les mêmes processus d’écoute de la communauté et utilise le même genre de technologie que de nombreux autres projets similaires que l’entreprise a réalisés au Québec. Qui sont des succès tant financiers que d’intégration dans le milieu.»

«Comme tout grand projet d’infrastructure, un projet éolien peut soulever les craintes chez de nombreux membres de la communauté. Nous tenons à rassurer la population», fait savoir Laurie-Jade Mendez, associée principale au développement chez Innergex.  (source : LinkedIn)

Aucun pouvoir d’expropriation

Elle précise qu’aucun propriétaire n’est forcé d’accepter une éolienne ou quelque infrastructure sur son terrain. «Innergex n’a aucun pouvoir d’expropriation. Au contraire, les propriétaires fonciers désireux de contribuer à la transition énergétique pourront recevoir une compensation monétaire à long terme. Par exemple pour soutenir leurs activités agricoles. Ils choisissent librement de signer une entente qui est conditionnelle à la réalisation du projet.»

Du démarchage en parallèle à la réflexion de la MRC

La porte-parole d’Innergex assure que l’entreprise a reçu les autorisations nécessaires de la MRC et des deux municipalités pour rencontrer les propriétaires. Même si la MRC amorce une réflexion de plusieurs mois pour se donner un pas de recul et encadrer ces projets.

«L’évaluation de l’intérêt des propriétaires est un élément critique de l’analyse de la faisabilité. Le processus de réflexion de la MRC et les rencontres pour évaluer l’intérêt des propriétaires ont lieu en parallèle. La MRC a été très transparente dans leur processus de réflexion citoyenne. Nous allons respecter le rythme et la volonté de la MRC. Innergex a l’habitude de travailler en collaboration avec les partenaires communautaires. Nous avons une approche de livre ouvert et de collaboration avec nos partenaires», fait-elle savoir.

En fonction des conclusions tirées de la démarche de la MRC et de leur étude de faisabilité technique, Innergex verra ensuite quelles suite à donner. «Des activités et actions propres au secteur du projet auront lieu pour intégrer l’aspect social et voir s’il sera possible que cette idée de projet se concrétise. Il faudra tout de même attendre un appel d’offres d’Hydro-Québec et voir si le secteur est ciblé par la société d’État.»

« Il reste encore beaucoup de réponses à obtenir »

Certaines municipalités, comme Saint-François-Xavier-de-Brompton, ne cachent pas leur intérêt pour ces projets. Qui pourraient être des sources de revenus potentiels. Tout en précisant qu’une réflexion doit être faite avant de prendre une décision.

« La Municipalité a toujours mentionné à ses citoyens qu’elle était intéressée à connaître le potentiel du territoire. Mais qu’un intérêt à connaitre le potentiel n’était pas une permission à déployer des éoliennes demain matin. Aussi, la Municipalité a adopté une résolution demandant à la MRC de tenir compte de 0 perte nette pour l’agriculteur, advenant qu’une éolienne soit construite sur une terre agricole ou dans une érablière. Même si nous reconnaissons le potentiel possible et ses retombées économiques sur la communauté, il reste encore beaucoup de réponses à obtenir avant de nous positionner. Pour l’instant, la Municipalité fait comme les citoyens : elle s’informe et pose des questions», tient à préciser Alexandre Roy, maire par intérim.

«La Municipalité a toujours mentionné à ses citoyens qu’elle était intéressée à connaître le potentiel du territoire. Mais qu’un intérêt à connaitre le potentiel n’était pas une permission à déployer des éoliennes demain matin», déclare Alexandre Roy, maire par intérim de Saint-François-Xavier-de-Brompton.  (photo : municipalité de Saint-François-Xavier-de-Brompton)

Des parcs éoliens en copropriété avec la MRC

La réflexion de la MRC est à peine amorcée et les conclusions ne sont pas encore tirées. Mais la MRC est déjà consciente que des parcs éoliens seraient une source de revenus. On évoque même l’idée d’une possible copropriété entre la MRC et le privé. « Ça peut être un projet 100 % privé. Mais il y avait une ouverture, dans les appels d’offres d’Hydro-Québec de la dernière année, pour une copropriété jusqu’à 50 %. C’est ce qui est préconisé par Hydro-Québec», mentionne Geneviève Giasson, directrice générale de la MRC. «Ce sont des revenus pour la MRC et elle les redistribue. C’est un avantage, c’est évident», d’ajouter le préfet, Pierre Tétrault.

Une idée qui est d’ailleurs déjà dans les cartons d’Innergex pour le Val-Saint-François. «Le modèle d’affaires serait un projet en partenariat avec le milieu qui détiendrait 50 % du projet», confirme Laurie-Jade Mendez.

« Il faut qu’il y ait de l’acceptabilité »

Pierre Tétrault rappelle qu’au final, ce seront les municipalités et la MRC qui donneront ou non leur accord à d’éventuels projets. « Si la municipalité ou la MRC ne souhaite pas qu’il y ait d’éoliennes, il n’y en aura pas. Nous avons ce pouvoir. Même si un promoteur pousse à tout prix, il faut qu’il y ait de l’acceptabilité. C’est un élément essentiel. »

«Aucun projet n’est développé sans par la suite entrer en partenariat avec la communauté. Il faut obtenir les approbations réglementaires, notamment environnementales. Et la signature d’un contrat avec Hydro-Québec lors d’un prochain appel d’offres. Il y a donc de nombreuses étapes à franchir après qu’un propriétaire ait manifesté son intérêt, librement, de participer à un projet éolien», expose Laurie-Jade Mendez.

Même son de cloche du côté d’Hydro-Québec, acheteur de toute cette énergie qui serait produite.

« Pour Hydro-Québec, ça prend une résolution des élus comme un des critères à cocher quand un appel d’offre est déposé. S’il n’y a pas ça, c’est sûr que l’offre est rejetée. Ça prend minimalement que les gens qui sont démocratiquement élus veuillent embarquer dans le projet. Parce qu’on ne voudrait pas créer de la bisbille», indique Sébastien Martineau, conseiller en relations avec le milieu chez Hydro-Québec.

 

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